Aurore Jean (la blonde au milieu) entourée de ses copines du ski de fond
Aurore Jean (la blonde au milieu) entourée de ses copines du ski de fond | DR

Aurore Jean : "un événement à part"

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Deuxième du sprint libre Coupe du monde de Sotchi en 2013, Aurore Jean espère concrétiser son rêve olympique par une médaille lors de cette quinzaine russe. A 28 ans, la belle blonde bisontine vise le sprint mais également le relais avec ses copines de l’équipe de France qui avaient sorti de superbes lunettes aux couleurs des Jeux lors de la conférence de presse au Club France.

Dans quel état d’esprit abordez-vous ces Jeux Olympiques ?
"On y est. Je suis vraiment contente d’être ici. C’est un moment que j’attendais depuis longtemps. En fait, ça fait quatre ans qu’on y pense. J’ai hâte de commencer la première course, le skiathlon. J’ai fait une bonne préparation, je suis en bonne forme. J’attends les différentes courses avec impatience".

Certains athlètes ont avoué leur déception concernant les lieux. Ils ne s’attendaient vraiment pas à ça. Quel est ton sentiment ?
"On vient pour l’événement sportif. J’ai envie de prendre le courses comme je sais le faire, même si on sait que les Jeux restent un événement à part. Le contexte, les grands bâtiments, c’est super pour nous parce que c’est un grand confort, mais je n’essaie pas trop de m’attarder sur le reste".

Quel est ton avis sur le stade de ski de fond ?
"J’ai eu la chance d’être allée aux pré-olympiques l’an dernier et j’avais pu voir les infrastructures. Ca n’a pas beaucoup changé, c’est globalement la même piste mais le décor est différent. Je l’aime plutôt bien. Ils ont juste raboté quelques bosses. J’avais fait un podium et ça fait du bien alors que les JO arrivent. J’espère que ça va me donner des ailes. Ca va peut-être me permettre d’avoir un petit avantage sur les stratégies de course".

Ca peut aider pour viser une médaille ?
"Forcément on y pense. Mais ça se passera comme ça se passera. Je n’ai pas envie de regretter quoi que ce soit".

Pour ceux qui ne connaissent pas le skiathlon, pouvez-vous nous décrire cette course ?
"En fait, on fait 7,5 km en ski de fond classique puis on pose les skis sur un boxe et on repart en skating. C’est une course particulière parce qu’on change de technique. Au niveau musculaire, ce ne sont pas les mêmes muscles qui travaillent. C’est différent".

Ca peut-être la belle année pour le relais français…
"Le relais va être important pour nous toutes parce que c’est un objectif pour chacune. On va donner le maximum parce qu’on a beaucoup d’envie là-dessus. On se rapproche, on avait fait 6e des Mondiaux, on sait qu’on peut faire quelque chose de bien. On a toutes commencé ensemble et on est une jeune équipe. On a emmagasiné de la confiance et on peut faire un résultat car l’ambiance est bonne entre nous et chacune élève son niveau sur cette épreuve. C’est mon autre grand objectif avec le sprint. Toutes les courses sont bonnes à prendre mais je vise vraiment ces deux là".