Denis Auguin et Alain Bernard
Denis Auguin et Alain Bernard au Club France, unis jusqu'à la fin de leurs 13 années en commun | DR

Auguin: "Violent en terme d'émotion"

Publié le , modifié le

Entraîneur pendant 13 ans d'Alain Bernard, Denis Auguin était extrêmement ému à la fin d'une journée marquée par l'or du relais français mais également la dernière course de son protégé.

Ils n'ont pas arrêté d'échanger des regards complices, des sourires francs, des accolades ou simplement un geste d'affection. En ce samedi 29 juillet, Alain Bernard et Denis Auguin ont vécu leur dernière journée de compétition internationale ensemble. Après 13 ans "à se supporter dans tous les sens du terme", comme le disait le technicien. Qualifié uniquement pour le relais 4x100m, le champion olympique de Pékin n'a participé qu'aux séries, cédant sa place en finale, à l'issue de laquelle la France est devenue championne olympique. Deux heures après, ils étaient au Club France, ovationnés par les supporteurs, mais surtout ravis de partager encore de bons moments.

Beaucoup d'émotion

Ils en ont profité. Alain Bernard s'amusait à mimer un "oui" avant de dire "non" après qu'on lui ait demandé s'il voulait s'arrêter, tout en ajoutant que "ce n'était pas le moment d'en parler. mais je n'ai aucun regret, aucun remord". Et quand Francis Luyce, le président de la Fédération française de natation, l'imaginait plus en président de la FFN qu'en entraîneur, le géant répondait "dès le prochain mandat ?". A ses côtés, même si le sourire était omniprésent, Denis Auguin avait bien du mal à cacher son émotion. Ses yeux ont brillé quand le micro lui a été donné pour évoquer cette dernière course de son "élève". Les deux hommes pudiques ont évité d'en rajouter, très heureux de fêter cet or en relais qu'ils cherchaient depuis longtemps, rappelant la dimension collective de la performance. Quelques minutes après, il devait encore s'y reprendre à deux fois pour verbaliser cette ultime sortie. Et c'est tous les deux, comme pendant 13 ans, qu'il assurait qu'ils parleraient de tout ça.

Ecoutez l'interview de Denis Auguin