Vladimir Poutine
Vladimir Poutine | IVAN SEKRETAREV / POOL / AFP

Au Kremlin, Poutine défend les sportifs russes

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Le président de la Russie, Vladimir Poutine, n'a pas mâché ses mots au moment de s'exprimer alors qu'il recevait la sélection olympique russe au Kremlin. Pour lui, les jeux Olympiques de Rio seront moins "spectaculaires" et les victoires des autres sportifs auront moins d'éclat en l'absence de certains de leurs rivaux russes disqualifiés par leurs fédérations internationales pour antécédents de dopage, a affirmé mercredi le président russe.

Sans eux, "la compétition sera moins spectaculaire" et les victoires "auront une saveur totalement différente, voire n'en auront pas", a jugé le président russe.  La sélection olympique russe est déjà amputée d'une centaine de sportifs exclus pour dopage ou pour dopage supposé.

Pour le président russe, qui a dénoncé une "tentative de transfert dans le sport des règles de la politique", cette exclusion "injuste" a en fait porté "un coup de poignard à l'ensemble du monde du sport". "Je pense, et vos collègues des autres grandes puissances sportives mondiales le comprennent, que la qualité de leurs médailles sera différente. C'est une chose de gagner face à des rivaux à sa hauteur, c'en est une autre de gagner face à ceux d'une classe inférieure", a-t-il affirmé.

Isinbayeva en pleurs

"Le CIO n'a pas provoqué de scission du monde du sport", a toutefois nuancé le président russe, faisant référence au risque ayant couru d'une exclusion totale de la Russie des jeux Olympiques. "Les difficultés nous endurcissent et nous unissent. Je vous souhaite de montrer au monde que nous sommes capables de vaincre dans un combat loyal", a-t-il continué, en présence notamment de la double championne olympique de saut à la perche, Yelena Isinbayeva, privée de Rio dans le cadre de la suspension de la Fédération russe d'athlétisme. En pleurs, celle-ci a assuré avoir été évincée "grossièrement" des Jeux, appelant les sportifs russes y participant à faire en sorte que "la terre entière frissonne" en les regardant.

AFP