Erwann Le Péchoux
Le fleurettiste français Erwann Le Péchoux | AFP - FABRICE COFFRINI

Au fleuret, Erwann Le Péchoux en tête d'affiche

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Leader du fleuret masculin français, l'Aixois entre en lice ce dimanche à Rio. A 34 ans, c'est pour Erwann Le Péchoux l'ultime chance de viser le podium olympique en individuel. Deux autres français défendront aussi leur chance : Jérémy Cadot et Enzo Lefort.

Dès ses premiers pas à l'INSEP, Erwann Le Péchoux, aujourd'hui âgé de 34 ans, était surnommé "Le Petit Homme". En référence à sa modeste taille (1,71 m), ce qui ne l'empêche pas, arme au poing, de se montrer explosif et de posséder une vitesse d'exécution hors du commun. "Je réussis davantage à me rapprocher et être au corps à corps que des grands, analyse l'escrimeur aixois. Mais, en fleuret, il n'existe pas vraiment de gabarit type." Rappelons que le principe du fleuret est de porter l'estoc sur le plastron uniquement de l'adversaire.

Un superstitieux revanchard

Ce dimanche, Le Péchoux se lancera dans le grand bain olympique à 15h30, heure française, avec, dès les seizièmes de finale, un premier défi contre le Chinois Lei Sheng. Une tâche ardue mais le trentenaire, de par son expérience mais avec humilité, ne panique pas. Il faut dire que, depuis le début de l'année, les résultats dans les différents Challenges internationaux préparant aux JO ont été probants. Dès janvier, à Paris, les fleurettistes tricolores avaient dominé en finale l'Italie. "J'ai l'impression que l'équipe de France se porte bien", juge un Erwann Le Péchoux bien décidé à faire oublier la piètre prestation de l'escrime française, il y a quatre ans à Londres. Un zéro pointé qui a marqué toute une génération.

A ses côtés, Jérémy Cadot (qui débutera la compétition contre l'Italien Andrea Cassara) et Enzo Lefort (contre l'Allemand Peter Joppich) auront aussi leur mot à dire. Nos trois mousquetaires devront surtout se méfier du Russe Timur Safin et de l'Américain Miles Chambley-Watson dans ce tournoi olympique. Lors de la dernière Coupe du monde, en février dernier à Bonn (Allemagne), Le Péchoux s'était incliné de justesse en demi-finales contre le représentant des Etats-Unis (13-15). Le gaucher français, grand superstitieux devant l'éternel ("ça me rassure !"), cherchera à prendre sa revanche au pied du Corcovado.

Nicolas Gettliffe