Ophélie Aspord
La nageuse d'eau libre Ophélie Aspord | AFP - ATTILA KISBENEDEK

Aspord, la liberté de la jeunesse

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Pour ses premiers Jeux Olympiques, Ophélie Aspord sera la plus jeune athlète à s’élancer dans la terrible épreuve du 10km en eau libre, dans le lac Serpentine à Hyde Park. Elle s’élancera donc aujourd’hui, avec l’espoir d’emmagasiner de l’expérience pour jouer la médaille en 2016 à Rio de Janeiro.

C’est l’une des plus récentes épreuves de natation intégrées dans le programme olympique. Et pour sa deuxième édition, le marathon en eau libre se disputera sur un écrin de toute beauté, puisque dans le lac Serpentine, à Hyde Park. C’est dans ce lac artificiel de 11 hectares que Ophélie Aspord, 21 ans, plongera pour une boucle qu’elle devra effectuer à six reprises. Environ 90 minutes d’efforts intenses, et l’intention de faire aussi bien qu’elle peut.

Elle sait qu’elle n’a ni l’expérience ni le palmarès pour prétendre au podium. Mais elle a déjà appris beaucoup. L’an dernier, à Shanghaï, elle avait raté la qualification olympique à cause de ses lunettes, arrachées au passage d’une bouée par une adversaire. Le marathon en eau libre, c’est dur, et c’est aussi un combat. Native de Bordeaux mais Basque depuis longtemps, elle a le caractère pour ça. Et elle l’a prouvé en allant chercher son billet pour Londres début juin, lors d’une épreuve de Coupe du monde au Portugal, finissant 7e d’un sprint à 12 secondes de la gagnante du jour. C’est pourtant cette discipline qu’elle a choisie après avoir débuté dans les piscines, jusqu’à conquérir une médaille de bronze aux championnats de France sur 1500m en juniors. Etudiante en droit à Toulouse, elle veut gagner le droit de rêver, à Londres, et plus encore à Rio.