Thomas Bach CIO
Le président du CIO Thomas Bach | AFP - TORU YAMANAKA

Almaty et Pékin, "deux excellentes candidatures" pour Thomas Bach

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Le président du Comité international olympique, Thomas Bach, estime jeudi dans un entretien à l'AFP que si le choix offert, entre Almaty (Kazakhstan) et Pékin (Chine), aux membres du CIO pour l'attribution des JO d'hiver 2022 est réduit, ces deux candidatures sont "excellentes". Pour lui, c'est une compétition où il s'agit "de qualité et non de quantité". M. Bach se dit également "confiant" à un an de l'ouverture des JO d'été de Rio. Il estime par ailleurs que les problèmes de la Fifa, dont le président démissionnaire Sepp Blatter est membre du CIO, "ne disparaîtront pas seulement avec l'élection d'un nouveau président".

A la veille du vote pour l'attribution des JO-2022, êtes-vous déçu de  n'avoir que deux candidats, Pékin et Almaty ?

Thomas Bach: "Non pas du tout. D'abord parce que c'est une compétition où il s'agit  de qualité et non de quantité. Et là nous avons deux candidatures excellentes.  Le nombre de candidatures pour les Jeux d'hiver est limité, ce n'est pas  nouveau. Pour 2018, on n'avait que trois candidats (Annecy, Munich et  Pyeongchang en Corée du Sud, finalement élue). Et c'est principalement pour des  raisons géographiques, car on ne peut organiser ces Jeux que sur trois  continents. Et de plus sur ces trois continents, on ne peut le faire que dans  endroits très spéciaux".
   
Le but de l'Agenda 2020 était de démocratiser les Jeux, en réduisant le  coût de la candidature comme de l'organisation. Or Boston vient d'annoncer son  retrait pour la course à l'organisation des JO-2024 notamment pour des raisons  financières. Cet Agenda 2020 est-il bien compris ?

T.B. : "Oui, il est bien compris. On le voit avec les candidatures pour 2022,  même si ce sont des candidatures commencées avant l'Agenda (adopté en décembre  2014, ndlr). On voit que les budgets pour 2022 ont été réduits de façon  significative. On le voit aussi avec nos discussions avec Tokyo 2020, où en  sept mois on est arrivé à des économies de 1,7 milliard de dollars (1,54   million d'euros) et on devrait pouvoir encore économiser des centaines de  millions de dollars. Cela a donc été très bien compris et on le voit aussi avec  les autres candidats annoncés pour 2024".
   
Boston s'est retiré pour les JO-2024 et même si une autre ville  américaine devrait être candidate, est-ce une chance supplémentaire pour Paris ?

T.B. : "Si je peux donner un conseil aux autres candidats (Budapest, Hambourg,  Paris et Rome, ndlr), c'est toujours mieux de se concentrer sur sa propre  candidature et de ne pas regarder ce que les autres font ou ne font pas. Ce qui  est sûr, et c'est ce que le Comité olympique des Etats-Unis a dit, c'est qu'il  y aura une candidature américaine et il reste à voir quelle ville sera  présentée. Il faut savoir que les Etats-Unis sont dans la situation d'avoir  plusieurs villes capables d'organiser d'excellents jeux Olympiques".
   
La semaine prochaine vous partez pour Rio, à un an de l'ouverture des  Jeux le 5 août 2016. Vous avez évoqué les inquiétudes concernant notamment la  pollution de la baie de Rio. Etes-vous confiant dans le fait que tout sera prêt  à temps ?

T.B. : "Je suis confiant parce que le comité d'organisation a très bien compris  les défis qui se présentent et qu'il faut y travailler chaque jour, il n'y a  pas une seconde à perdre. C'est dans cet esprit que le Brésil travaille. Je  suis confiant dans le fait que nous aurons des Jeux excellents, mais le travail  durera jusqu'à la dernière minute. Et peut-être qu'à mon arrivée au stade du  Maracana pour la cérémonie d'ouverture, j'aurai l'opportunité de remercier le  dernier ouvrier pour le travail effectué".
   
Vous aviez pris la parole avant l'ouverture du dernier congrès de la  Fifa à l'issue duquel Sepp Blatter, par ailleurs membre du CIO, a finalement  démissionné. Michel Platini qui vient d'annoncer sa candidature à la présidence  est-il la personne idéale pour apporter la transparence que vous appelez de vos  voeux ?

T.B. : "Je ne vais pas faire de commentaire sur l'élection à la présidence  d'une fédération internationale. Maintenant il reste quelques mois (avant  l'élection), ce n'est pas à moi de juger le candidat pour la présidence de la  fifa".
   
Mais vous aviez appelé à plus de transparence lors de votre discours à  Zurich à la veille de l'élection...

T.B. : "Oui, mais cela s'applique à chaque candidat. Les problèmes de la Fifa  ne disparaîtront pas seulement avec l'élection d'un nouveau président. Il faut  qu'il y ait des réformes dans les structures et améliorer la transparence".

AFP