Handball féminin Allison Pineau
L'une des chefs de file de l'équipe de France Allison Pineau | AFP - JONATHAN NACKSTRAND

Allison Pineau : "On va à Rio pour y faire quelque chose de costaud"

Publié le , modifié le

En battant le Japon (25-17), dimanche à Metz, lors de la dernière journée du Tournoi de qualification olympique, les Bleues d'Olivier Krumbholz se sont donc assurées un ticket pour Rio, l'été prochain. A cette occasion, la demi-centre de l'équipe de France Allison Pineau répond aux questions de francetvsport. Au sommet de son art actuellement, elle est persuadée que cette qualification n'est "pas une fin en soi". Pour la championne, la France ne doit pas se cacher et "viser le podium" à Rio. Entretien.

Cette qualification pour les Jeux Olympiques de Rio lors de ce TQO de Metz est-il un réel soulagement ?
Allison Pineau : "Ce n’est pas un véritable soulagement, je dirai plutôt pas une fin en soi. J’ai toujours pensé que l’on allait se qualifier et qu’on allait le faire… Après le scénario de gagner vendredi ou pas face aux Pays-Bas on ne pouvait pas le savoir à l’avance. En tout cas, contente d’avoir passé ce cap. Mais l’aventure n’est pas terminée. Ce n’est qu’une étape. A Rio on y va pour faire quelque chose "de costaud" et pas seulement pour y participer".

Ce match couperet contre le Japon a-t-il été particulier ? Une pression supplémentaire ?
A. P. : "Oui j’ai senti une pression différente. Mais je n’ai pas senti cette pression grandissante et étouffante. Au contraire, j’ai senti le groupe dans sa bulle, bien concentré, bien à l’écoute, discipliné et déterminé sur l’objectif à atteindre et je n’ai pas été surprise sur le dénouement de cette rencontre".

Les Jeux, comment on prépare une telle échéance ? On y pense déjà ?
A.P. : "Rio on va y penser forcément au quotidien dans la préparation même si les Jeux sont encore loin malgré tout. Il y a encore beaucoup d’échéances d’ici là notamment en championnat et en Coupe d’Europe (ndlr : Allison Pineau est dans le club roumain de Baia Mare). Les Jeux c’est déjà loin mais au niveau de la préparation c’est déjà demain. D’ici là, il faut bien travailler chaque jour pour pouvoir repousser ses limites et atteindre cet objectif qui nous tient tant à cœur".

Quel est le réel objectif de cette équipe tricolore à Rio ?
A.P. : "Il ne faut pas se cacher. Le podium olympique est un objectif. Après, il faut aussi retenir les leçons du passé et ne pas reproduire les mêmes erreurs. En 2012 à Londres cela a été un crève-cœur (ndlr : défaite en quarts de finale contre le Monténégro). A nous de retenir les enseignements de cet échec. Justement nous devrons nous préparer et monter en puissance au fur et à mesure des matchs dans la compétition. Ceci afin d’être vraiment prêtes et avoir un pic de forme lors du quart de finale pour ne pas passer à côté".

Le retour d’Olivier Krumbholz à la tête de l’équipe en remplacement d’Alain Portes a-t-il changé beaucoup de choses dans ce tournoi ?
A.P. : "On sent une différence entre les deux coachs que ce soit au niveau de la présence et de la philosophie. Ce sont vraiment deux personnages différents. Il y a des choses complètement à l’opposé de ce que l’ancien sélectionneur faisait. C’est dans le temps que l’on verra le résultat de ce changement".

Gilles Gaillard