Alexis Vastine
Alexis Vastine | Mikhail Fomichev / RIA NOVOSTI

Alexis Vastine, pour réparer une injustice

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Battu de façon honteuse en demi-finale des super légers à il y a quatre ans à Pékin, le boxeur normand tient à prendre sa revanche sur le sort cette année sur les rings londoniens. Seule la médaille d’or pourrait satisfaire ce boxeur exigeant à la gueule d’acteur. Premier élément de réponse ce dimanche.

Sa défaite (très) controversée des JO 2008, il ne l’a jamais vraiment digérée. Le titre en moins de 64 kg lui semblait promis quand un arbitrage plus que suspect (deux pénalités consécutives très sévères dont l’une à 19 secondes du terme) a clairement offert la finale à son adversaire, le bien nommé Dominicain Felix Diaz, titré ensuite.

Grosse préparation physique

Quatre ans plus tard, Alexis Vastine revient en mi-moyens (-69 kg) pour conquérir ce sacre olympique qu’il voit comme un dû. Le natif de Pont-Audemer (25 ans) est convaincu d’avoir fait le bon choix en restant chez les amateurs quelques années de plus pour s’offrir la même récompense que Brahim Asloum en 2000 à Sydney. Sorti dès les huitièmes de finale aux Championnats du monde 2011 par l’Ukrainien Taras Shelestyuk, le beau gosse de la boxe française devra se méfier à chaque combat.

Son parcours sera semé d’embûches car aux pays traditionnellement forts il convient d’ajouter les boxeurs algériens, indiens ou espagnols qui progressent régulièrement au contact des entraineurs étrangers (de Cuba ou de l’ancienne URSS). « La préparation physique est très importante pour moi. Depuis que j'ai changé de catégorie j'ai un peu perdu en explosivité », confie-t-il, prudent. « Sur les J.O, les juges marquent les points sur tous les coups bien placés, donc il faut vraiment frapper tout le temps ». La seule méthode pour oublier la frustration pékinoise.