Le président du Comoité d'organisation de Rio-2016
Carlos Arthur Nuzman, président du Comité d'organisation des JO-2016 | AFP - BRAZIL PHOTO PRESS - MARCELO FONSECA

Alerte rouge sur les JO de Rio-2016

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Le vice-président du Comité international olympique (CIO), John Coates, a tiré un sacré signal d'alarme au sujet des prochains Jeux Olympiques, en 2016 à Rio de Janeiro: "Ce sont les pires que je connaisse", a-t-il dit au sujet des préparatifs, selon l'agence Associated Press. Il a même dit que la préparation était "pire qu'à Athènes". Le CIO avait déjà dénoncé récemment l'implication insuffisante du gouvernement brésilien dans ces préparatifs et les retards. Du coup, le Brésil avait relevé le budget des infrastructures de 25% voici dix jours.

"Pire qu'Athènes"

Les retards des préparatifs de la Coupe du monde font l'actualité depuis plusieurs mois. A 44 jours de l'ouverture de la Coupe du monde, on est proche de passer à l'étape suivante. Et au Brésil, ce sont les Jeux Olympiques en 2016 qui arrivent. Avec son lot de retards. John Coates, vice-président du Comité international olympique, n'a pas été tendre, lors d'un voyage en Australie, parlant des préparatifs des JO comme des "pires que j'ai vécus". Il a même estimé qu'ils étaient "pire qu'Athènes", en 2004, qui avaient déjà représenté un sommet de mauvaise préparation. "A Athènes, nous avions pour interlocuteur un gouvernement et quelques  responsables municipaux. Ici, il y en a trois", a-t-il expliqué, citant "peu de  coordination entre l'Etat fédéral, le gouvernement de l'Etat (de Rio) et la  ville", ainsi que "des problèmes sociaux" et "un pays qui a aussi à gérer la  Coupe du monde de football qui arrive". Membre du comité d'organisation des JO de Sydney en 2000, membre de la commission de coordination de ceux de 2020 à Tokyo, Coates est un homme d'expérience.

Le CIO va jouer un rôle plus actif

Il a annoncé que le CIO allait créer une "taskforce" spéciale en raison de "cette situation critique sur le terrain". "Le CIO a adopté un rôle plus actif, sans précédent. Il n'y a pas de plan B. Nous irons à Rio. Nous sommes très concernés. Ils ne sont pas prêts dans de très nombreux domaines. Nous devons faire ce qu'il faut pour que cela ait lieu. C'est l'approche du CIO, et il n'y a pas de moyen de s'en éloigner." Voici une quinzaine de joursle CIo et les fédérations de sports d'été avaient dénoncé l'implication jugée insuffisante du gouvernement brésilien et déploré l'état d'avancement des préparatifs. Du coup, les autorités brésiliennes avaient présenté un budget pour les infrastructures en hausse de 25% à 7.7 milliards d'euros. Cette enveloppe couvre le financement de 27 projets de développement urbain et de transports publics, dont notamment la création d'une quatrième ligne de métro à Rio afin de décongestionner le centre-ville pour un peu plus de 2 milliards d'euros. 

Les coûts ont explosé

En cinq ans, les coûts ont explosé de 30%, en raison notamment de l'inflation. Le comité en charge de l'organisation des JO d'été de 2016 à Rio en avait estimé le coût total à 28,8 milliards de reais (plus de 9 milliards d'euros) en 2009. Il a depuis grimpé à 36,7 milliards (12 milliards d'euros) sans même prendre en compte plus de la moitié des 52 projets ou équipements sportifs exclusivement dédiés aux JO d'été qui n'a pas encore été approuvée. Les Jeux de Londres, en 2012, auraient finalement coûté plus de 10.5 milliards d'euros.