Yannick Agnel
Yannick Agnel | AFP - MARIT

Agnel : "On va bosser jusqu'à la dernière minute"

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Yannick Agnel , de passage à Paris pour une toute petite pause dans sa préparation pour les jeux Olympiques de Londres cet été, vise le titre sur 100 m libre, pourtant promis à l'Australien James Magnussen depuis son chrono de folie en mars (47.10). "Je vais m'entraîner à fond pour faire 47 secondes", assure le Niçois.

La page des qualifications olympiques à Dunkerque il y a un mois est  définitivement tournée ?
Yannick Agnel : C'est une semaine dont on se souviendra. Tout comme en 2008 à Dunkerque  dans cette même piscine où je me souviens des courses de Camille (Muffat),  Clément (Lefert), Amaury (Leveaux) même. De mes petites courses aussi, c'était  mes premiers championnats de France ! Etre à fond pendant une semaine,  nerveusement c'est usant. Mais on s'était entraîné tellement dur qu'on n'avait  plus d'appréhension particulière. C'est moins fatiguant comme des grands  événements comme les Championnats du monde, les JO... Enfin, je suppose !
 
Que va-t-il se passer jusqu'aux Jeux ?
Y.A: On va bosser jusqu'à la dernière minute. Se préparer à fond. Il reste 2  meetings, sur le circuit du Mare Nostrum, à Canet puis Monaco et l'Open EDF (Paris) aussi. Ce sera l'occasion de se remettre dans le bain, de reprendre ses  marques en compétition. Entre ces échéances, on va bien s'entraîner !
   
Magnussen a placé la barre très haute sur 100 m libre. Ca parait  inaccessible...
Y.A: Clairement aujourd'hui, il est loin devant. Je vais m'entraîner à fond  pour faire 47 secondes. Je n'ai pas de dixième en tête particulier. Il va  falloir cravacher vraiment dur pour le rattraper. Il y a quelques mois, on se  disait: "Le record du monde en jaked, polyuréthane et compagnie, jamais on ne  pourra le taper". Aujourd'hui, il est à 15/100. C'est hallucinant. Comme quoi,  tout est possible".
   
Vous ne participez pas aux Championnats d'Europe à Debrecen (21-27 mai).  Qu'allez-vous faire pendant cette période ?
Y.A: Je vais m'entraîner encore plus dur. Si on ne va pas à Debrecen, c'est  pour ne pas rater de l'entraînement. Perdre toutes ces journées d'entraînements  à un moment crucial comme maintenant, ce n'était pas vraiment profitable. Je  jetterai un coup d'oeil aux performances aussi. Certains Allemands jouent leur  "qualif" aux JO là-bas, il va sûrement y avoir de belles performances.
   
Estimez-vous que ces Championnats sont une consolation pour ceux qui  n'ont pas réussi à se qualifier pour les JO ?
Y.A: Non. Je trouve ça dommage que des personnes qui sont, soit des espoirs  soit des gens qui n'ont pas pu se qualifier, ne puissent pas se retrouver dans  une compétition avec ceux qui partent aux JO. C'aurait été pas mal d'avoir  toute l'équipe ensemble. Je trouve l'idée pas mal. Pour ceux qui vont à  Debrecen, C'est terminer la saison d'une bien belle manière. Les Championnats  d'Europe ce n'est pas n'importe quoi. Pour les plus anciens, c'est un moyen de  tirer une belle révérence et pour d'autres d'ajouter encore une belle compétition à leur palmarès.
   
Comment s'est passé votre premier rassemblement avec l'équipe de France  début avril ?
Y.A: Dans la natation, on ne se prend pas la tête, on est là pour s'amuser,  pour nager. On se fait plaisir avant tout. En dehors des entraînements, on  s'est tous retrouvés à faire des sessions de foot alors que j'ai jamais  l'habitude de faire du foot! Je me suis retrouvé avec quelques cloques aux  pieds mais ça fait du bien de pouvoir se dépenser et de partager avec ça tous les autres.

AFP