Les Américains
Dana Vollmer, Natalie Coughlin, Missy Franklin et Ryan Lochte, leaders du Team USA à Barcelone | AFP - LLUIS GENE

Les Etats-Unis en nouvel ordre de bataille

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Avec un Michael Phelps fraichement retraité, l'équipe des Etats-Unis a perdu l'un de ses plus grands pourvoyeurs de médailles de l'Histoire. A Barcelone, la meilleure nation de la natation mondiale a perdu une arme pour s'opposer à la concurrence mondiale. Mais elle en a d'autres.

"Nous avons un bon mélange entre l'expérience et la jeunesse. Et tous sont très excités." Bob Bowman, l'entraîneur en chef de l'équipe masculine américaine en plus d'être l'entraîneur de Yannick Agnel, est à la tête d'une belle armada. Malgré le retrait de son "enfant" Michael Phelps, présent à Barcelone mais pas dans le bassin du Palau Sant Jordi, le technicien a confiance en ses troupes, menées notamment par les champions olympiques Ryan Lochte ou Nathan Adrian. "Phelps a fait grandir ce sport", lui rend hommage Lochte. "L'équipe américaine va continuer à construire dessus." Quintuple médaillé olympique à Londres, ce dernier a pris du recul durant la saison, avant de revenir pour défendre ses cinq titres mondiaux de Shanghaï: "Après les JO, j'ai eu besoin de faire un break. Cette année est un peu différente, d'habitude je nage tous les jours. Je me suis bien amusé mais mon plus gros objectif, c'est 2016, et je savais donc qu'il faudrait que je revienne dans la piscine. Tout ce que j'ai fait à l'extérieur m'ont aidé à être plus concentré sur mon travail pour revenir."

Comme à l'époque du roi Popov, Nathan Adrian, champion olympique du 100m, a repris la guerre psychologique, marque de fabrique des sprinteurs: "Personne ne pourra nous prendre une médaille sans avoir livré un gros combat." Chez les femmes, avec Missy Franklin comme chef de file, les Etats-Unis sont également armés. "J'ai dépassé mes attentes à Londres mais j'ai travaillé très dur sur de petites choses", raconte la quadruple championne olympique de Londres.

Avec 28 médailles à Shanghaï comme à Londres, la natation "course" américaine sait qu'elle est face à un énorme défi: faire oublier l'absence de Phelps dans son bilan.