Andrea Petkovic
L'Allemande Andrea Petkovic | DR

Les espoirs de qualification des anciennes gloires

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Parmi tous les jeunes espoirs du tennis mondial, les qualifications de Roland-Garros accueillent toujours d'anciens grands joueurs. Les blessures, les contre-performances, les raisons sont multiples pour expliquer ce retour en arrière. Cette année, Andrea Petkovic (ancienne 9e mondiale), Igor Andreev (ancien 18e) et bien d'autres ont dû repasser par cette étape ô combien périlleuse.

Ils sont pratiquement tous déjà passés par les qualifications d'un tournoi du Grand Chelem. Mais pour certains, cela faisait un moment que cet obstacle n'était plus nécessaire, eu égard à leur niveau. Cette année, à Roland-Garros, Andrea Petkovic est la plus emblématique. Elle était l'une des chefs de file de ce tennis allemand de nouveau conquérant, avec dans son sillage Angelique Kerber, Julia Georges ou Sabine Lisicki.

Montée au 9e rang mondial  en 2011, année où elle avait atteint les quarts de finale dans trois des quatre épreuves du Grand Chelem (sauf Wimbledon) et où elle avait remporté ses deux premiers titres (Strasbourg et Bad Gastein), elle n'est plus que 138e mondiale. Des blessures au dos, à la cheville et dernièrement au genou l'ont renvoyée dans les profondeurs du classement. Du coup, les portes du circuit principal lui sont désormais fermées. Elle a donc dû passer par les qualifications, avec un début de parcours sur le court N.16, réservé aux entraînement lorsque les matches du tableau final battent leur plein. Un "strap" sur son genou droit rappelle qu'elle n'en a toujours pas fini avec les douleurs. Pour le reste, elle n'a pas changé. Mais elle manque de matches, de confiance, de rythme. Et comme tous les "ex", elle peut s'agacer de ne pas parvenir à réussir ce qu'elle faisait il n'y a pas si longtemps. Le retour au sommet passe par là. Victorieuse de Marion Bartoli (alors 11e mondiale) à Miami en mars, elle retrouve peu à peu les sensations. Six ans après avoir franchi avec succès ses premières qualifications à Paris, elle doit encore remporter deux matches pour retrouver la lumière du tableau final.

Andreev et Ginepri à la trappe

Comme Petkovic, Vera Dushevina (26 ans, 179e mondiale et ancienne 31e en 2005) est engagée dans ce combat. Pour poursuivre sa route, elle doit aujourd'hui se défaire d'une autre "ancienne", la Grecque Eleni Daniilidou (30 ans), ancienne 14e au classement WTA qui occupe le 119e rang actuellement. Chez les hommes, c'est pareil. Igor Andreev, quart de finaliste ici en 2007, ancien 18e mondial en 2008, affiche une 387e place terrible. Et le Russe n'a pas connu de réussite, échouant dès son entrée en matière en qualifications sur Stéphane Robert, un habitué de ce tableau qui en était sorti en 2011 pour faire tomber Tomas Berdych ensuite. L'Américain Robby Ginepri, dont la terre n'est pas la surface de prédilection, n'a pas fait mieux. 226e mondial, 8e de finaliste en 2008 et 2010, il a été sorti par Flavio Cipolla, 138e mondial et tête de série N.25.

Ces deux défaites rappellent que le passé n'a pas d'importance dans ce tableau de morts de faim. C'est parfois même une motivation pour l'adversaire.