Frédérick Bousquet
Frédérick Bousquet au départ | AFP - JAVIER SORIANO

Les diverses fortunes matinales

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Sur les sept Français (plus le relais) engagés lors de cette première matinée de compétition dans le bassin du Palau Sant Jordi, trois ont tenu le coup: Florent Manaudou, Frédérick Bousquet et Camille Muffat. Mais éliminés comme qualifiés s'accordaient sur la difficulté de cette mise en route.

Ils ont beau se lever tôt, effectuer un échauffement dans et hors de l'eau, nager le matin, ce n'est jamais facile. Même Camille Muffat, pourtant tout en maîtrise pour prendre la 2e place de sa série en 4'05"53 (le 6e temps des séries), n'était pas à l'aise: "C'est toujours difficile de se mettre dedans lors de la première course", soufflait-elle. Et malgré son titre olympique empoché à Londres sur cette distance, elle admettait ressentir "toujours un peu de stress" avant le début de la compétition.

Toujours partagés entre l'obligation de réaliser un bon temps pour se qualifier mais sans s'employer de trop, les nageurs doivent beaucoup calculer pour donner le juste effort dans la matinée: "J'avais l'oeil sur ce qui se nageait dans les deux séries précédentes, donc je savais que cela allait passer pour quelques centièmes ou ne pas passer pour quelques centièmes", racontait Frédérick Bousquet à la sortie de son 50m papillon, qu'il a fini en 23"49, 7e temps de sa série et 13 de tous les concurrents. Un temps suffisant pour atteindre les demi-finales, les 16 meilleurs continuant leur parcours. "J'ai essayé de ne pas me précipiter, d'être bien dans ma course, et surtout ne pas tomber dans le piège d'être insuffisamment concentré lors de la première course."

Perez Dortona: "L'après-midi, j'ai toujours nagé plus vite"

Et il y a aussi cette impatience de début d'épreuve, celle liée à la préparation de l'événement, comme l'explique Florent Manaudou: "Depuis le stage à Dijon, on se languit un peu. On se repose beaucoup et c'est assez frustrant de ne pas pouvoir s'exprimer."

Parmi les éliminés du matin, Damien Joly et Giacomo Perez Dortona étaient les plus déçus. Sur le 400m nage libre, le premier était resté à plus de six secondes du temps qui lui avait permis de s'ouvrir les portes de sa première compétition internationale, à 21 ans. "Je perds mes lunettes dès le départ", regrettait amèrement le nageur de Nice. "Je les remets au premier 50m, mais je passe à côté de mon 400. Je savais que je pouvais beaucoup mieux faire. Je suis un peu déçu de cette première course, mais il me reste le 800m mardi où j'ai beaucoup plus de chances." Pour le brasseur marseillais, pour onze centièmes, il rate la qualification. "Je suis déçu parce que je suis 19e, et à trois places je passais. Et je sais que l'après-midi, j'ai toujours nagé beaucoup plus vite. Le matin, c'est très difficile pour moi. Il aurait fallu que je me rapproche de la minute zéro (il a fini en 1'00"55, Ndlr). Au niveau des sensations, ce n'est pas ce à quoi je m'attendais, notamment par rapport à ce que j'avais mis en place ces dernières semaines, par rapport à mes chronos." 

Vidéo: Manaudou a gagné sa série

 

 

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