Jérôme Coppel
Jérôme Coppel, l'un des leaders de l'équipe Cofidis | Marcel Sanel

Les Cofidis retrouvent le fil

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L’équipe Cofidis a repris des couleurs ces derniers jours après un début de Grande Boucle très compliqué. La formation française espère bien décrocher une étape avant la fin même si le parcours ne s’y prête guère.

L’étape de Gap a permis aux Cofidis de montrer qu’ils avaient remonté la pente. La 4e place de Jérôme Coppel, l’un des leaders de l’équipe tricolore, a offert un bon bol d’air aux hommes de l’affable Yvon Sanquer, manager jamais résigné : « Le moral, on l’a gardé », lâche-t-il d’emblée. « Je crois qu’on a aussi puisé dans certaines critiques injustifiées l’énergie positive. Mais autant on peut admettre qu’il y ait des critiques ou de l’impatience de la part de certaines personnes quand c’est fondé, autant on a pu retrouver dans certaines remarques des choses qui n’étaient pas équitables par rapport à ce que l’équipe a vécu en début de Tour ».

Critiques blessantes

« L’idée, c’était de répondre sur le vélo », poursuit Yvon Sanquer. « Je pense qu’on a commencé à répondre et j’espère qu’on sera capables de le refaire. Il y a des moments où il faut un peu de réussite. J’espère qu’il y aura un Français qui arrivera à gagner sur le Tour et j’espère qu’il y aura surtout un Cofidis pour le faire ».

« Hier, ce fût la traduction de la volonté qui était la nôtre depuis le début du Tour », a –t-il expliqué. « Mais il y a eu des choses compliquées : quatre coureurs pris dans une chute lors de l’étape de Bastia. Ce ne sont pas des excuses mais une explication. Mais les coureurs ont continué à se battre. Luis Angel Maté a fait trois échappées, Rudy Molard en a fait une, Danny Navarro a fait 9e d’une étape sur les Pyrénées, et il était dans l’échappée d’hier le mieux classé au général. Et puis Jérôme Coppel vient faire 4e. Ce n’est pas si mal », argumente-t-il, rejoint par ses coureurs dont le sage Guillaume Levarlet.

Levarlet: "Il faut un peut de chance"

« On a été critiqués mais on s’est accrochés », a-t-il confié. « C’est vrai qu’on ne passe pas loin hier. Il y avait deux Cofidis devant. C’est un bilan positif mais ça ne vaut pas une victoire, c’est vrai. Jérôme a bien fait d’attendre mais il est tombé sur plus fort que lui avec Costa. C’est la course mais on peut avoir des regrets ». « Vous savez, ce Tour est vraiment cadenassé », souligne-t-il. « Ca n’avantage pas trop les Français. Depuis trois semaines, seules deux échappées ont été au bout. Il faut toujours un peu de chance pour gagner et on n’en a pas ».Malheureux hier,

Jérôme Coppel n’oublie pas pourtant d’où il vient : « C’est une satisfaction parce qu’il a cinq – six jours, je ne pensais pas pouvoir continuer le Tour avec ma chute du premier jour », a-t-il conclu. « Ca va mieux depuis trois jours. Je reprends du plaisir. Cela fait du bien au moral. On va réessayer. J’arrive chez moi dans quelques jours, j’aurai à cœur de reprendre des échappées ».

Vidéo: Jérôme Coppel a tenté dans l'étape de ce mardi