Adrian Mannarino portrait Roland-Garros 2012
Adrian Mannarino | KENZO TRIBOUILLARD / AFP

Les Bleus en toute logique

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Ce n'est pas parce qu'on a été nourri à la terre ocre qu'on y réussit forcément. Chaque année, plusieurs Français se cassent les dents dès le premier tour de Roland-Garros. 2012 n'échappe pas à cette règle avec les défaites de Mannarino et Dasnières de Veigy. En revanche, ça passe pour Edouard Roger-Vasselin et pour Nicolas Devilder, favoris de leur match.

Régulièrement invité à Roland-Garros, Adrian Mannarino connaît mais peine toujours à assumer. Trois wild cards pour les qualifications. Trois wild cards pour le grand tableau. A chaque fois, le Francilien n’a pas réussi à passer les qualifications ou le premier tour. Sa dernière tentative n’a pas été davantage couronnée de succès. Face à l’Italien Fabio Fognini, Mannarino n’a fait illusion qu’au cours du deuxième set perdu (6-0, 7-5, 6-1). « Au premier set, il n'a pas raté grand chose, il jouait très bien. Les balles n'étaient pas vives du tout, ça ne partait pas bien de la raquette, a raconté le Français. Tout allait dans son sens, ça défilait super vite. »

Mannarino pas à l'aise

Ce fût aussi le cas dans la dernière manche perdue 6-1. Mannarino le reconnaît volontiers, Roland-Garros ne sera jamais son tournoi. « Ce qui est sûr, c’est que parmi les Grands Chelems, c'est celui où je me vois le moins bien jouer parce que c'est une surface qui me convient un peu moins que les autres. Je ne pense pas forcément que ce soit une malédiction. C'est juste que la logique prime. Je perds contre un joueur qui est plus fort, chaque fois j’ai perdu contre plus fort que moi ici. » Vivement le gazon…

Dasnières de Veigy coince

Pour ses débuts à Roland-Garros, Jonathan Dasnières de Veigy a été servi. Un Lenglen bien garni et un ancien vainqueur du tournoi, Juan-Carlos Ferrero. Plus habitué à disputer des Futures et des Challengers qu’un Grand Chelem, le Nîmois était un peu perdu sur ses premières balles. Passé le premier perdu 6-1, il commençait à se lâcher (3-0) mais l’Espagnol recollait très vite. Ferrero serrait son jeu et traçait sa route sans plus d’anicroche. Battu 6-1, 6-4, 6-3, Dasnières de Veigy n’a pas eu le temps d’en profiter.

Devilder en express

Intégré au tableau final grâce à son parcours sans-faute en qualifications, Nicolas Devilder a poursuivi sur sa lancée. Opposé à Filip Krajinovic (619e) mondial, il n'a mis que 1h38 pour s'imposer sur le score le plus sévère de la journée: 6-2, 6-2, 6-0. Il fait aussi bien qu'en 2008, année où il avait échoué au 2e tour.

Roger-Vasselin attend Del Potro

Edouard Roger-Vasselin s’est fait peur. Opposé au modeste canadien Vasek Pospisil, le Français avait un premier tour très abordable. Une opportunité à saisir à Roland-Garros si le 83e mondial voulait faire aussi bien que son 3e tour de 2007. S’il s’est fait peur, c’est à cause d’un premier set pris à la légère alors qu’il avait bien débuté son match. « Je me suis vu trop beau au premier set avec mon break, expliquait-il après la rencontre. Après, j’ai arrêté de le laisser jouer car il est très difficile à contrôler. Je suis plus rentré dans le court. » Ce changement tactique opérait parfaitement pour Roger-Vasselin. Plus autoritaire, il imposait son rythme et renversait logiquement la tendance. Vainqueur 3-6, 6-3, 6-2, 6-2, le Francilien avait rempli son contrat. Pour la suite, il évite les prises de tête que pourraient lui cause le nom de son futur adversaire (ndlr : Juan Martin Del Potro qui a battu Albert Montanes 6-2, 6-7, 6-2, 6-1). « Je vais faire mon truc après on verra. » Gêné au genou gauche, l’Argentin s’est montré fragile. Une belle montagne à renverser pour le Français.

L'interview d'Edouard Roger-Vasselin après sa victoire

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