portrait Oscar Freire (Rabobank) TDF 2010
Oscra Freire, un Espagnol parmi les Néerlandais. Pas simple avant la finale Espagne-Pays-Bas | AFP - Pascal Pavani

Le Tour à l'heure du Mondial

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Alors que le Tour de France bat son plein, la Coupe du monde de football arrive à sa conclusion, ce dimanche, à Johannesburg. Pour les coureurs espagnols et néerlandais, cette finale entre l'Espagne et les Pays-Bas est un évènement important qu'ils ne veulent surtout pas rater. Donc, après les 189km de l'étape entre la station des Rousses et Morzine-Avoriaz, tous auront les yeux rivés sur l'écran.

La journée va être longue pour les coureurs espagnols et néerlandais engagés sur le Tour de France. Après les cols savoyards qui vont mener de la Station des Rousses à Avoriaz, la soirée va se poursuivre devant la finale de la Coupe du monde de football. Les trois formations espagnoles (Caisse d’Epargne, Euskatel, Footon-Servetto) et l’unique néerlandaise (Rabobank) ont prévu de la regarder à leur arrivée à l’hôtel. Mais du côté de la Rabobank, la rencontre aura une saveur particulière. Dans cette équipe batave, trois Espagnols (Oscar Freire, Juan Manuel Garate et un masseur) tenteront en effet de résister à la "pression oranje". "Je vais suivre le match avec mon équipe mais je ne m’en fais pas car l’Espagne va gagner", confie, avec le sourire, le triple champion du monde Oscar Freire. 

"On va effectivement voir la finale tous ensembles, confirme Frans Maassen, directeur sportif de la Rabobank, mais avec les commentaires en néerlandais ! Ca va être un avantage pour nous. Parmi l’équipe, il ne devrait toutefois pas y avoir de problèmes car deux des trois Espagnols de la Rabobank sont basques. Ils seront donc peut-être un peu pour les Pays-Bas". Un phénomène que l’on retrouve de manière encore plus flagrante du côté d’Euskatel-Euskadi, l’équipe 100% basque du peloton. "Vous avez vu la couleur de notre formation ?, s’amuse un membre du staff de l’équipe qui arbore des maillots oranges et roule dans un bus de la même couleur. Nous allons regarder le match mais il n’y aura personne pour supporter les Espagnols."

A la Caisse d’Epargne, la finale entre l’Espagne et les Pays-Bas est attendue de pied ferme. Même si, pour certains, l’issue de la rencontre est d’ores et déjà connue. "Paul le poulpe a choisi son vainqueur. L’Espagne va gagner, c’est sûr !", jubile Imanol Erviti. "Ce soir, c’est télé obligatoire dans la salle de restaurant, explique de son côté Yvon Ledanois, directeur sportifs de la Caisse d’Epargne. On va regarder le match en dînant et si ça va aux prolongations, on regardera jusqu’au bout. De toute façon, lundi c’est repos donc pas de pression. Et en cas de victoire de l’Espagne, on boira un petit coup de patxaran." Avant de nuancer : "Le patxaran, ce sera uniquement pour l’encadrement, pas pour les coureurs !" Mais avant de pouvoir fêter la victoire, les coureurs, qu’ils soient espagnols ou néerlandais, doivent rester concentrés sur la course. "On aimerait d’abord que Denis Menchov ou Robert Gesink remportent l’étape du jour, rappelle Frans Maassen. Après, si les Pays-Bas s'imposent face à l'Espagne, ce sera une super journée !" Verdict dans quelques heures.

Isabelle Trancoën