Les relayeurs du 4x200m nage libre
Les relayeurs du 4x200m nage libre | FRANCOIS XAVIER MARIT - AFP

Le relais français craque en finale

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Le relais français 4x200 m a échoué au pied du podium en finale des Mondiaux, au terme d'une course dans laquelle Agnel-Bourrelly-Mallet et Stravius sont restés longtemps au contact, battus sur le fil pour 17 centièmes par la Chine. Le titre est évidemment revenu aux Américains, triples champions olympique en titre et qui n'ont plus subi de défaite depuis dix ans.

Emmenés par un brillant Ryan Lochte, les Américains ont nagé en 7'01"72 pour terminer devant les Russes (7'03"92) et les Chinois (7'04"74), qui ont donc coiffé les Français dans le dernier relais grâce à un retour supersonique de Sun Yang qui a repris Jérémy Stravius juste avant la touche.

"Sun Yang qui revient en 1’43, c’est assez impressionnant, surtout que ce n’était pas une nation qu’on avait dans le collimateur", soulignait Yannick Agnel, parti en premier relayeur sur un temps inférieur au record du monde. "Sun Yang termine en 1’43"16, même avec un ‘Jérém’ (Jérémy Stravius) qui a été grand ce soir… Il ne pouvait rien faire", abondait Grégory Mallet. "7’04, ça avait permis de faire podium à Shanghaï, là ça ne suffit pas. On va travailler pour que ça suffise", soulignait Lorys Bourelly, le petit nouveau du groupe qui a nagé les deux courses à seulement 21 ans.

Un effectif trop réduit

Le relais 4x200 français a, en fait, été rattrapé par son manque d'effectifs, contrairement au relais 4x100m qui avait pu pratiquement aligner deux équipes entre la série et la finale. "On n’a rien à regretter car on enlève six secondes à notre temps du matin, alors qu’on est exactement les mêmes personnes, dans la même configuration", rappelait Yannick Agnel. "Toutes les nations devant nous peuvent garder des gens pour l’après-midi. Ca fait une différence." Sur la même ligne, Jérémy Stravius restait positif: "Ce relais est toujours en construction. Beaucoup de nageurs peuvent rentrer. Malheureusement, on n’avait pas de remplaçant sur cette compét. On était quatre ce matin, et les quatre mêmes cet après-midi. On avait donné tout de même ce matin pour se qualifier, et on fait quand même six secondes de mieux. C’est très bien." Avec un Amaury Leveaux sélectionné pour cette épreuve mais qui s'est peu entraîné sur cette distance, et un Fabien Gilot en manque de fraîcheur après ses efforts sur 100m (relais et individuel) et pour qui le 200m n'est pas sa spécialité, l'équipe de France est à la peine.

Mais il y avait néanmoins un petit goût, "amer" selon Mallet, "rageant" pour Stravius qui pondérait son propos: "On ne devrait pas être déçus. Mais il manque cette médaille qu’on attendait tellement. On savait qu’on n’était pas favoris, que ce serait dur d’aller la chercher. Mais on y a cru. Ce qui était beau dans ce relais, c’est qu’on n’a rien lâché." Mais en grand sage du haut de ses 21 ans, Yannick Agnel prenait du recul: "On n’a rien à regretter. Quatrième, c’est une place qui n’est pas cool, qui ne donne pas le sourire au premier abord. Je pense qu’on a tous fait de notre mieux. En fin de semaine, ce n’est pas évident." Pour Grégory Mallet, la France est passée du rôle de chasseur à celui de proie: "Les autres nations ont travaillé, ils ont vu que le 4x2 était aussi une course importante. On est devenu les chassés, et on s’est fait avoir ce soir."

Le relais 4x200m

La réaction des relayeurs français