Pierre Rolland (Europcar) dans le chrono de Grenoble
Pierre Roland (Europcar) | LIONEL BONAVENTURE / AFP

Le parcours du Tour suscite des réactions enthousiastes

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Le Tour de France 2013 a été présenté au Palais des Congrès de Paris, il s'agira de la 100ème édition de la Grande Boucle. L'organisation du Tour a choisi un parcours exclusivement français, sans passage par l'étranger. Un parcours qui fait la part belle aux grimpeurs davantage qu'aux rouleurs, et qui ravit la plupart des protagonistes et des suiveurs, de Pierre Rolland à Marc Madiot en passant par Vincent Lavenu ou Brice Feillu.

Marc Madiot (manager de l'équipe FDJ-Big Mat) : "L'étape Vitré-Tours va passer en Mayenne pour la première fois depuis 2006. Ca fait toujours plaisir de passer dans sa région. Mais il ne passera pas par Rénazé ? Il y avait trop de kilomètres de détours à faire pour y passer. Ce ne sera pas pour cette fois-ci. Maintenant ce n'est pas le plus important. C'est un beau parcours de Tour, différent de celui de 2012 dans la mesure où on veut sortir des schémas stéréotypés. Il y a eu un parti-pris pour les rouleurs en 2012. On sent la volonté de l'organisation de passer à une course plus débridée, plus ouverte. Ca devrait permettre plus de mouvement dans chaque équipe. Il est sans doute plus destiné aux grimpeurs, au moins sur le papier. Le total des kilomètres de chrono est un tiers moins long qu'en 2012. Et le fait de mettre le dernier contre-la-montre un peu plus loin de Paris, et pas l'avant-dernier jour comme d'habitude, va redonner du mouvement à la course. Faire deux fois la montée de l'Alpe d'Huez dans la même étape me paraît sympathique mais la descente me préoccupe. J'espère qu'elle sera bien sécurisée. J'y suis passé une fois en voiture si ma mémoire est bonne, en stage. C'était quand même assez dangereux. Maintenant, je pense qu'ils feront ce qu'il faut pour que ça se passe dans de bonnes conditions. Les Champs-Elysées la nuit ? Je pense que c'est une bonne idée. S'ils ne l'ont pas fait précédemment, c'est peut-être parce qu'ils n'avaient pas les autorisations administratives. Pour le centième, ils ont pu avoir cette possibilité. C'est bien. Belle idée".

Vincent Lavenu (manager de la formation AG2r-La Mondiale): "Aujourd'hui, j'ai rêvé. Rêvé devant la présentation du Tour, devant les premières images de la course. J'ai rêvé à ce qui se passerait en Corse. Le monde entier va découvrir un des plus beaux départements français (sic). J'ai tellement hâte d'y être parce que j'aime mon sport".

Jurgen Van den Broeck (leader de la formation Lotto Belisol): "Difficile, beau et varié; ce sont mes premières impressions du Tour 2013. Jusqu'à l'avant-dernier jour, tout peut se passer. En tant que coureur, vous avez lors de cette présentation une première image générale du parcours et de la difficulté, mais c'est lors des reconnaissances que vous prenez vraiment la mesure de la difficulté. Plus que jamais, tout le monde devra être attentif sur chaque étape. En Corse, on attaque directement les premières pentes, les premiers jours seront donc un peu moins nerveux que lors de vraies étapes pour les sprinters. Il faudra être attentif le premier jour, mais aussi encore être fort à la fin, car il est clair que la décision se fera lors de la dernière semaine. Les contre-la-montre ne sont pas très long, cela me convient, le contre-la-montre en côte me parait déjà très difficile, et les étapes après le jour de repos ne sont pas meurtrières, et j'en suis content."

Brice Feillu (coureur de la formation Saur-Saujasun): "C'est un beau parcours. Monter deux fois l'Alpe D'Huez, c'est du jamais vu ! C'est ce qu'on se disait avec les autres coureurs. C'est top. Enfin, quand je dis ça, il faudra être en forme pour se faire plaisir sur le vélo. C'est une étape qui me donne envie comme celle du Mont Ventoux avec plus de 240 km. Comme beaucoup de Tour de France, je pense qu'il est fait pour les grimpeurs. Il est montagneux mais il ya un chrono par équipes.

Pierre Rolland (coureur de l'équipe Europcar): "Il y a plein d'ascensions mythiques. Le Mont Ventoux, l'Alpe d'Huez. Ce sont des monuments assez impressionnants. Ca fait juste envie et on va travailler dur pour faire du mieux qu'on peut. C'est deux fois plus de plaisir et deux fois plus de souffrance de monter deux fois l'Alpe. Il y a moins de chronos aussi. Quand on connait mes qualités dans l'exercice, ça fait plaisir. Le chrono par équipes, c'est très beau. Les gens vont apprécier. Il y a deux transferts en avions. Il faudra profiter de la deuxième semaine dans le centre de la France, vers Tours, pour récupérer. Si je fais une place au général et que je gagne une étape, ça me va très bien.

Maxime Bouet (coureur de l'équipe AG2r-La Mondiale): La deuxième partie, avec on va dire la Bretagne plus le centre, risque d'être compliquée à gérer au niveau des bordures. Après, c'est une dernière étape classique du Tour avec de la haute montagne. Ce qui est beau, c'est que le chrono est placé plus tôt donc on ne connaitra pas le vainqueur final avant l'arrivée de l'avant-dernière étape. J'espère briller. Je mets des choses en place au niveau de l'entraînement, de la récupération. Avec mon entraîneur, on essaie de changer des choses. Mon entraînement, ma position sur le vélo. J'espère faire quelque chose de pas mal."

Stéphane Heulot (manager de l'équipe Saur-Sojasun): "C'est un parcours enthousiasmant. Après, il ne faut pas oublier que ce sont les coureurs qui font la course. L'éloignement du dernier contre-la-montre est intéressant aussi. Il y aura des étapes assez âpres très près de l'arrivée. Ca laisse des portes ouvertes. C'est taillé pour des coureurs comme Froome. La double montée de l'Alpe d'Huez, c'est fantastique. C'est quand même assez mythique pour le public. C'est tout de même un passage inoubliable pour les coureurs même si c'est difficile. Pouvoir le vivre deux fois c'est assez fort. Je suis assez enthousiasmé".

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