Elena Isinbayeva
La Russe Elena Isinbayeva lors des qualifications de la perche | AFP

Le grand retour de la "tsarine" Isinbayeva

Publié le , modifié le

Reine incontestée de la perche entre 2003 et 2008, avec deux titres de championne olympique, la Russe Elena Isinbayeva avait connu une année 2009 difficile. Plusieurs revers qui l’ont conduite à prendre une longue pause dans sa carrière. De retour à la compétition, en juillet dernier, elle compte bien reprendre sa couronne à Daegu.

On l’avait quittée en avril 2010 abattue. "Après plus de huit ans d'un entraînement dur et de compétitions de haut niveau en plein air et en salle tous les ans, j'ai besoin de prendre du recul pour laisser mon corps récupérer", annonçait Isinbayeva. La jeune femme aux 27 records du monde (piste et salle confondue) sortait alors d’une passe difficile.

Aux Mondiaux-2009 de Berlin, elle échouait en ne franchissant aucune barre en finale, alors qu'elle venait chercher un troisième titre mondial. Et lors des Mondiaux en salle de Doha, elle n’obtenait que la quatrième place. Arrivée à saturation, la Tsarine avait besoin de prendre du recul mais restait ouverte sur l’avenir. "Rien n'a changé sur mes objectifs à long terme qui incluent les Mondiaux-2011 et 2013 ainsi que les JO-2012 à Londres", avait-elle conclu.

Retour aux sources

Une promesse tenue puisqu’en juillet dernier, en Belgique, Isinbayeva a fait un retour gagnant en compétition. "C'est bon d'être revenue dans le coup. Je voulais concourir, parce que j'étais très concentrée sur ce retour ", déclarait la détentrice du record du monde (5m06). Quatorze mois d’arrêt où l’ancienne gymnaste en a ainsi profité pour faire le point et repartir quasiment de zéro. Elle a du même coup renoué en début d’année avec son premier entraîneur Evgeniy Trofimov.

La Russe s'était séparée de son mentor après sa victoire aux Mondiaux 2005 à Helsinki. L'ancienne gymnaste avait alors rejoint en Italie Vitaliy Petrov, l’ancien entraîneur de Serguei Bubka. Elle pensait pouvoir arriver à plus de 5,15 m. En fait, Isinbayeva a déchanté au niveau des performances. En revenant chez Trofimov, Isinbayeva a retrouvé aussi à plein temps sa ville natale de Volgograd où Trofimov l'avait découverte.

Sourire aux lèvres on a pu la voir radieuse sur la piste de Daegu dimanche lors des qualifications. Un seul saut à 4m55 lui a suffi pour décrocher la finale. Favorite pour le titre, elle devra cette fois retrouver son mental de championne pour être au rendez-vous et aller taquiner à nouveau les étoiles…

Gilles Gaillard