Cofidis contre-la-montre par équipe 2009
L'armada Cofidis en pleine action | AFP - Pascal Pavani

Le contre-la-montre par équipe, un exercice redouté

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Pour son retour au programme du Tour, le contre-la-montre par équipe s’offre, dimanche, une virée vendéenne. Une boucle de 23km aux Essarts. A cette occasion, l’équipe Cofidis nous a parlé préparation et tactique pour cette épreuve très particulière.

Absent du programme en 2010, le contre-la-montre par équipe a retrouvé sa place sur le Tour. "Il faut varier les plaisir, c’est bien de ne pas en faire tous les ans", explique le directeur du Tour, Christian Prudhomme. Après une première étape de 191 km entre le Passage du Gois et les Herbiers, les équipes auront donc 23 km pour se mesurer les unes aux autres. "On a fait un parcours court, tout droit et où il n’y a que trois virages, confie Prudhomme. Le but est qu’il n’y ait pas de gros écarts et que le suspense reste entier le plus longtemps possible." Et d’ajouter : "C’est un exercice que chacun redoute, les leaders comme les équipiers, car tout le monde doit être au niveau ce jour-là."

Pour aborder cette épreuve dans les meilleures conditions possibles, toutes les équipes effectuent une préparation minutieuse. Et la formation Cofidis ne fait pas exception à la règle. "On a consacré toute la journée de mercredi à la reconnaissance de l’itinéraire du contre-la-montre par équipe, raconte Eric Boyer, le manager de l’équipe nordiste. Tous les coureurs étaient très concentrés et motivés par cette reconnaissance." Le but ? "Prendre des automatismes et ressentir les différents éléments du parcours". Pour Eric Boyer, c’était aussi le moyen de prendre le pouls de son équipe. "Je les ai trouvé homogènes et bien organisés. C’est un bon collectif." Un collectif où les degrés d’expériences diffèrent toutefois un peu.

Pour Tony Gallopin, qui n’en a couru que deux – "un en amateur et un sur la Vuelta l’an passé" -, la nervosité est au rendez-vous. "Heureusement, nous avons des coureurs d’expérience donc je vais écouter les conseils". De son côté, Mickaël Buffaz est nettement plus serein : "On a beaucoup travaillé le contre-la-montre par équipe lors du stage à Risoul, au printemps dernier." Mais pour ce dernier, si la préparation est indispensable, elle n’enlève rien à la difficulté : "Ce n’est pas un exercice sur lequel les coureurs se sentent très à l’aise car on est contraint de se caler sur le rythme des autres. C’est dur. Et quand on est dans un jour sans, ça peut vite devenir très compliqué. De plus, la précision que cela demande, tant dans le matériel que dans les passages de relais, en fait un exercice stressant."

Pour éviter les couacs, la communication entre les neufs coureurs est capitale. "Comme des footballeurs sur un terrain, les coureurs se parlent, parfois du coin de l’œil, pour se donner des infos, insiste Eric Boyer qui pourra s’adresser à ses coureurs grâce aux oreillettes. C’est indispensable, notamment quand un grain de sable menace d’enrayer le mécanisme." Et de conclure : "Si, avec cette bonne préparation, on termine dans les dix premiers, je serais content".

Isabelle Trancoën