portrait Vincent Lavenu directeur sportif AG2R-La Mondiale
Vincent Lavenu | AFP - Franck Fife

Lavenu : « Maintenant, il faut y aller ! »

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Après une semaine « au chaud » dans le peloton, les AG2R-La Mondiale sont prêts à retrousser leurs manches sur les pentes du Massif Central. C’est le vœux du manager de l’équipe Vincent Lavenu.

Est-ce que le Tour commence aujourd’hui pour l’équipe AG2R-La Mondiale ?
« Non, il a déjà commencé avant. On a fait une place de qquatre et une de sept même si on attend à mieux. Mais c’est vrai qu’à partir d’aujourd’hui on devrait être plus sur notre terrain. Maintenant il faut que les coureurs sortent de leur train-train qu’ils ont pris durant 5-6 jours. On savait très bien que les étapes allaient arriver au sprint et on ne s’est pas jeté à corps perdu dans les premières échappées. Par contre, c’est maintenant qu’il faut y aller ! En espérant qu’on sera performant et ambitieux. »

Cette première semaine de « plat », c’est l’école de la patience ?
« C’est surtout l’école de la maîtrise du stress. Le début avec les petites routes et le vent génèrent énormément de stress chez les coureurs, notamment chez nos coureurs. Nico Roche est assez habitué mais c’est tout nouveau pour Jean-Christophe Perraud. Il découvre le Tour avec tout ce que ça génère derrière d’ambition, de nervosité, etc. Donc il est content d’en avoir terminé des étapes plates. Il sait qu’on arrive maintenant sur un parcours qui lui convient mieux. Normalement on saura à notre avantage dès aujourd’hui. »

Avec une équipe typée montagne, l’Auvergne sera-t-elle assez haute ?
« On a une équipe ambitieuse pour la montagne mais on ne peut pas non plus rivaliser avec les tout meilleurs en haute montagne. On va voir. J’espère que Gadret va revenir à son meilleur niveau car il était en difficulté sur les étapes de plat. Il doit reprendre confiance au fil des jours et reprendre des bonnes sensations. C’est un pur grimpeur et il peut aller chercher une étape. Roche et Perraud sont eux ambitieux au général et vont essayer de s’accrocher au maximum aux leaders pour se faire une place dans le top 10 à Paris. Après, on des coureurs comme Dupont et Riblon qui peuvent aussi faire l’étape. Notre équipe est multi-cartes avec des coureurs pour le général, d’autres pour les étapes et pourquoi pas un Gadret avec son petit grain de folie de grimpeur. »

Propos recueillis par notre envoyé spécial Xavier Richard