Vincent Lavenu portrait présentation de l'équipe AG2R La Mondiale en janvier 2011
Vincent Lavenu | AFP - Jacques Demarthon

Lavenu : "La pluie rend la course plus dangereuse"

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Après la chaleur vendéenne, la Bretagne s'est dévoilée, ce mardi, sous un ciel gris et une pluie plutôt soutenue. Des conditions que les coureurs vont devoir appréhender jusqu'à Mur-de-Bretagne. Pour Vincent Lavenu, directeur sportif d'AG2R La Mondiale, la course va être plus dangereuse mais il espère néanmoins voir ses coureurs à l'oeuvre, notamment Sébastien Hinault.

Avec la pluie, la motivation des coureurs reste-elle intacte ?
« C’est bien évidemment compliqué pour tout le peloton. Après il y a des coureurs qui aiment la pluie et d’autres qui n’aiment pas. En règle générale, les coureurs du Nord de l’Europe ne sont pas trop dérangés par ce type de temps tandis que ceux du Sud, comme les Espagnols ou les Italiens, ne sont pas très fans. Chez nous, c’est pareil. On a des coureurs qui sont adeptes et d’autres pas du tout. »

Chez AG2R La Mondiale, qui est le moins gêné par la pluie ?
«Même s’il préfère bien évidemment courir sous le soleil, Sébastien Hinault n’est pas forcément désavantagé par la pluie. John Gadret, avec les cyclos-cross, est habitué aux conditions hivernales et ne craint pas trop le froid. Dans des conditions comme aujourd’hui, il y a deux choses à prendre en compte : la capacité à endurer le froid et la gestion des risques que représente la pluie. Avec les lunettes, on voit moins bien, il y a aussi des projections de sable. Tout ça rend la course plus dangereuse et augmente les probabilités de chutes. »

Auteur d’une belle performance lundi, Sébastien Hinault est sur ses terres aujourd'hui. Que peut-on attendre de lui ?
« Comme on dit, il sent l’écurie. Il va y avoir ses amis et sa famille qui seront sûrement là. Comme tous les Bretons du peloton, il sera un coureur à surveiller de près. Même si l’arrivée risque d’être un peu difficile pour lui, il est très motivé. En plus, il s’est rassuré hier. Il peut donc faire quelque chose à Mur-de-Bretagne. »

Quelle va être la stratégie de l’équipe aujourd’hui ?
« On va essayer de ne pas laisser sortir un groupe de plus de 7-8 coureurs sans nous. Je pense que ça va batailler un peu plus que les autres jours car on sait que certains coureurs, Philippe Gilbert en premier lieu, ont coché cette étape. Dans le final, on va tenter de placer nos leaders comme Nicolas Roche ou autres. Il va falloir faire en sorte qu’ils ne prennent pas de cassure, ce qui est un réel risque si le temps reste ainsi. »

Isabelle Trancoën