Le Mega Smeralda
Le Mega Smeralda va servir notamment de salle de presse pour les journalistes du Tour de France en Corse | Marcel Sanel

La Grande Boucle s'adapte à la Corse

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Faire partir le Tour de France de Corse, pour la première fois de son histoire, n’est pas une mince affaire. On pourrait même dire un véritable défi pour les organisateurs de la course que ce soit sur le plan logistique ou sur le volet de la sécurité. Un challenge qui semble pourtant à quelques heures du départ avoir été relevé malgré la topographie et l’insularité de l’Ile de Beauté.

Et pour remédier au problème de place, et pour la première fois de son histoire, une salle de presse géante est ainsi installée pour ces trois premières étapes à bord d’un navire de commerce. Long de 171 mètres, ce car Ferry, abrite notamment le quartier général de la course et son centre logistique. Avec ses 500 cabines, le Mega Smeralda permet aussi de loger et de rapatrier sur le continent les personnels devant arriver la veille des étapes pour les préparer, et une partie des équipements de la zone technique d’arrivée.

Casse-tête logistique

D’ailleurs plusieurs autres navires vont servir d’hôtels flottant assurant la desserte entre les quatre ports étapes. Ce dispositif donne donc la possibilité de surmonter l’obstacle que constituait la capacité hôtelière limitée de la Corse pour héberger les quelques 4500 personnes de la caravane du Tour. En ce qui concerne le retour sur le Continent le 1er juillet à Nice, le départ de Calvi va être effectué en une seule vague de six navires, ainsi que de l’Ile Rousse et de Bastia. Certains équipements lourds, notamment les grands autocars des 22 équipes embarqué la veille d’Ajaccio, sont prévus sur cette traversée.

Si pour le directeur de l’épreuve, Christian Prudhomme, la difficulté majeure est l’absence d’itinéraire bis, en raison du relief montagneux et des limites du réseau routier corse pour délester les routes empruntées par la course, cela ne semble pas le déstabiliser outre mesure. « L’étroitesse de certaines routes n’est pas un problème et, à quelques véhicules près la caravane publicitaire passera presque partout », explique le directeur de l’épreuve.

Un Tour sous haute surveillance

Une île de beauté qui pendant le passage du Tour va également ressembler à un véritable « bunker ». Une Corse quadrillée par des milliers de policiers et gendarmes mobilisés pour éviter tout incident. Habituellement composé d’environ 1300 policiers et gendarmes, ce dispositif est ainsi renforcé par le déploiement de huit unités de CRS et de deux escadrons de gendarmerie mobile. Outre le côté terrestre, divers appareils de la sécurité civile et deux hélicoptères de la gendarmerie peuvent intervenir à tout moment. Enfin, sur mer, gendarmerie et brigades nautiques côtières vont être aux aguets.

De plus, 600 pompiers et d’importants moyens de secours ont été mobilisés dans les deux départements de Corse du Sud et de Haute-Corse. En raison de la chaleur et d’une végétation très fournie après les fortes pluies du printemps, les autorités craignent aussi le risque d’incendie et d’atteintes à la nature avec de possibles concentrations de public, notamment de touristes le long des routes.

Tout a été pensé et tout semble donc réuni pour que le Grand Départ de Corse se déroule dans les meilleures conditions. Réponse de l’équation dans quelques heures…

Vidéo: le Tour prêt pour le départ

 

 

Gilles Gaillard