Tour de France Sébastien Pineau
Sébastien Pineau | Isabelle Trancoën

La double casquette de Sébastien Pineau

Publié le , modifié le

Sébastien Pineau est chauffeur du bus et assistant sportif des B-Box sur le Tour. Mais il est également le grand frère de Jérôme Pineau, actuellement porteur du maillot à pois de meilleur grimpeur et coureur chez Quick-Step. A cette occasion, Sébastien nous parle de ses fonctions et nous confie la relation particulière qu’il connait avec son cadet.

"Je suis avant tout le conducteur du bus des B-BoxBouygues Telecom. Je me charge notamment de l’entretien du bus mais j’entoureégalement les coureurs avant et après les courses. Je prépare les boissons, jemets en place les oreillettes. Je m’occupe des petits bobos également. Dès queles gars ont pris le départ je me rends sur l’arrivée avec le car. J’accueilleles coureurs de l’équipe sur la ligne, j’emmène les coureurs au protocole, ouje les encadre au contrôle antidopage. Je suis une sorte de guide pour eux.Nous sommes cinq à bichonner les coureurs. Les tâches sont en fait bienéquilibrées et bien réparties.

Mon autre casquette c’est d’être le grand frère de Jérôme Pineau, qui estcoureur chez Quick-Step. Il y a une énorme relation qui existe entre nous. Jel’aime beaucoup. Ce sont des sentiments particuliers que nous vivons. Justeaprès les championnats de France je n’étais pas du tout content de sa course.J’ai été sévère avec lui. Je l’aurais massacré. Je lui ai dit que sa courseavait été ridicule. Mais, le lendemain tout était oublié. Ce jour là il avaitrepéré les étapes du Tour. Il m’avait affirmé qu’il prendrait maillot demeilleur grimpeur lors de la deuxième étape. Et il l’a fait…Cela a été grandmoment de bonheur…

Nous avons toujours eu une relation hyper forte entre nous. Depuis cinq ans, jel’ai toujours beaucoup aidé. J’ai été son entraîneur, son confident. Lasituation n’est pas toujours évidente pour moi. C’est parfois compliqué puisqueje travaille dans une équipe concurrente de la sienne. Il est difficile de nepas être heureux quand Jérôme brille alors que notre équipe n’est pas au mieux.Par exemple, quand il s’est imposé lors d’une étape du Tour d’Italie, je metrouvais sur le Tour de Picardie avec les B-Box. Il y avait également Arashirodans l’échappée. Mais je n’ai pu contenir ma joie, c’était trop fort…"

Gilles Gaillard