Tour d'Espagne Cavendish Mark maillot vert 092010
Nouvelle victoire pour Mark Cavendish | AFP - Jaime Reina

La chasse aux maillots est ouverte !

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Trois maillots distinctifs. Trois couleurs. Trois batailles. Revue d'effectif pour y voir un peu plus clair sur les prétendants à chaque classement.

Maillot jaune, Contador à la défense
Sa présence fait tâche mais elle est incontournable. Contrôlé positif au clenbutérol lors du Tour 2010, sanctionné puis blanchi par sa fédération, Alberto Contador reste sous la menace des instances internationales après les appels de l’UCI et de l’AMA auprès du TAS. Mais la justice sportive traîne en longueur et le tenant du titre (ou pas) sera à nouveau le coureur à battre cette année. Impressionnant sur le Giro, l’Espagnol de Saxo Bank ne s’imaginait peut-être pas au départ en Vendée. Quel sera son état physique ? Difficile à prédire. Même hué au Puy du Fou, Contador sait qu’un doublé Giro-Tour peut l’attendre à Paris. Il succéderait ainsi à Marco Pantani dernier coureur à avoir réussi cette performance (1998). Trop obsédé par la Grande Boucle, Lance Armstrong n’avait jamais tenté ce pari audacieux. Moins montagneux que le Tour d’Italie, ce Tour 2011 pourrait toutefois prendre l’accent luxembourgeois car les frères Schleck sont en embuscade. Très discrets sur le Tour du Luxembourg et le Tour de Suisse, les « félins » de la nouvelle équipe Lepoard auraient-ils caché leur jeu ? C’est probable. Andy est revanchard après avoir perdu l’an passé pour 39 secondes. Frank espère lui ne pas laisser sa clavicule sur les pavés du Passage du Gois, appelé cette trouée d’Arenberg chez les Chouans. Un autre leader peut-il semer la zizanie dans ce duel annoncé ? On pense évidemment à Robert Gesink (Rabobank) ou à la a bande des quatre de RadioShack, notamment Horner ou Brajkovic.

Un maillot vert promis à Cavendish ?
A l’image de Contador pour le jaune, Mark Cavendish est le grand favori du maillot vert. Sa domination dans le sprint est telle que le Britannique n’a pas d’égal dans le peloton actuellement. Mais tout cela, c’est sur le papier. Oui, le casse-cou de HTC va gagner des étapes. Y en aura-t-il suffisamment pour ramener la tunique verte sur les Champs-Elysées ? Pas certain. La faute à une première semaine taillée pour les baroudeurs ou les costauds comme Philippe Gilbert. Malgré sa pancarte dans le dos, le Belge a les armes pour marquer de gros points dans cet exercice. S’il vise avant tout le jaune en Bretagne, Gilbert a également le potentiel pour une autre couleur. Dans les sprinteurs, le Cav devra peut-être regarder derrière lui car Matthew Goss, son coéquipier, dispose d’une très belle explosivité. Chez Garmin, entre Farrar et Hushovd, il y a du poids. Enfin, il ne faut pas oublier le « vétéran » Alessandro Petacchi, 37 ans, vainqueur du maillot vert l’an passé et jamais battu, surtout quand il lance le sprint de loin. Plus discret sur les sprints depuis trois ans, Tom Boonen espère surprendre. Simplement.

Maillot à pois, une passion française
Parfois plus tactique que technique, la quête du maillot à pois demande concentration, opportunisme et échappée au long cours. Dans ce domaine, les Français savent y faire. A défaut de briguer la tunique jaune, ces derniers s’avouent une passion pour les pois, surtout quand ils sont rouges. Sur les quinze derniers vainqueurs du Grand Prix de la montagne, on trouve onze français sur la plus haute marche du podium dont sept pour le seul Richard Virenque. C’est avec les exploits du Varois que la France a attrapé la varicelle chaque été. Cette année encore, les coureurs tricolores en feront un objectif principal. Chez Cofidis, on a confié cette mission à David Moncoutié, impérial sur la Vuelta mais en manque de réussite sur son territoire. Il devra batailler ferme avec Sylvain Chavanel, Thomas Voeckler ou encore Jérôme Coppel s’il veut s’imposer. A moins que Contador ne rafle la mise avec les quatre arrivées prévues au sommet…