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La 2e chance pour Gilbert, la 4e pour la Belgique

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Trop jeune pour disputer le Tour de France 2004 qui s'élançait de Lièges, Philippe Gilbert pourra le faire en 2012. "J’ai vraiment beaucoup de chance, et je vais essayer de faire honneur à cette opportunité", déclarait-il après la présentation du tracé. Natif de Remouchamps, à deux pas de là, le premier maillot jaune du Tour de France 2011 dispose d'une première semaine presque taillée pour lui. Chez BMC, avec son nouveau leader, Cadel Evans, le tenant du titre.

"Ce sont donc de belles motivations, de beaux challenges." Philippe Gilbert n'a pas perdu son sourire durant cette fin de matinée de présentation du Tour de France 2012. Le N.1 mondial de la saison passée a bien des raisons d'être heureux dans cette journée parisienne. Le départ de Liège, à quelques encablures de sa ville natale de Remouchamps, avec le maillot BMC du tenant du titre, Cadel Evans, et une semaine sur les routes du Nord où il a tellement brillé en 2011, voici les motifs de sa bonne humeur.

Vainqueur de la Flèche brabançonne, de l'Amstel Gold Race, de la Flèche Wallonne et de Liège-Bastogne-Liège cette année, Philippe Gilbert a été l'une des grandes stars de la saison passée. Vainqueur de la première étape du Tour de France 2011 et donc porteur du maillot jaune, il se fait une immense joie à l'idée de courir devant son public en juillet prochain: "En plus je suis dans l’équipe du vainqueur sortant. Ce sont donc de belles motivations, de beaux challenges. On est fier. C’est un honneur de recevoir le Tour de France. Je ne pensais jamais avoir une seconde chance dans ma carrière de prendre le départ du Tour à domicile. En 2004, je pensais avoir laissé passer la chance de ma vie. Le Tour revient, je suis encore coureur qui plus est au meilleur de ma forme. J’ai vraiment beaucoup de chance, et je vais essayer de faire honneur à cette opportunité."

Pour la deuxième fois de l'Histoire, Liège accueillera le départ de la Grande Boucle. Et ce sera la quatrième fois que la Belgique sera la terre des premiers coups de pédale du peloton, après Bruxelles en 1958, Charleroi en 1975, et donc Liège par deux fois. Avec trois jours passés dans ce pays, le nouveau coureur de la BMC aura largement le temps de profiter du large soutien populaire, ayant même la joie de prendre part au prologue initial avec son maillot de champion de Belgique de la discipline. Et si son rôle, comme celui de ses coéquipiers, sera d'abord de protéger son leader australien, Cadel Evans, pour le ramener sur les Champs-Elysées avec le maillot jaune, cette première semaine dans le Nord est pratiquement taillée pour lui, baroudeur de talent et puncheur dévastateur.