Daniel Martin (Garmin-Sharp)
Daniel Martin (Garmin-Sharp) | YUZURU SUNADA / BELGA MAG / BELGA/AFP

L’Irlande reverdit avec Dan Martin

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Il y a 25 ans, le cyclisme irlandais brillait de mille feux grâce à deux immenses champions, Sean Kelly et Stephen Roche, lauréat du Tour de France 1987. Le neveu du second, Daniel Martin, suit aujourd’hui une trajectoire ascendante qui laisse augurer de bien belles choses dans un avenir proche.

Vainqueur de Liège-Bastogne-Liège au printemps et de la 9e étape entre Saint-Girons et Bagnères-de-Bigorre, Dan Martin confirme mois après mois un potentiel certain. Sur ce Tour de France, le natif de Birmingham (26 ans) s’éclate au sein d’un team Garmin-Sharp où les jeunes prometteurs (l’Américain Andrew Talansky et lui) côtoient les coureurs plus chevronnés (David Millar, Christian Vandevelde). « J’ai eu la chance d’effectuer la dernière montée quasiment seul dimanche dernier dans les Pyrénées. L’ambiance était extraordinaire. Comme en Bretagne mardi avec beaucoup de Français qui portaient des drapeaux irlandais », confie-t-il sans se départir d’un sourire éclatant qui tranche avec son visage taillé à la serpe.

"La dernière victoire est toujours la plus belle"

Lauréat du Tour de Catalogne cette saison, Martin truste les récompenses depuis quelques temps : « La dernière victoire, c’est toujours la plus belle. C’est celle qui reste le plus dans la tête. C’était une superbe victoire pour moi et pour l’équipe. Toute l’équipe a fait un super travail pour moi ce jour-là », rappelle-t-il au sujet de sa performance de dimanche.

« Je pense toujours à la prochaine victoire », poursuit-il, toujours ambitieux. « Mais je n’ai pas regardé le profil des prochaines étapes. Depuis le début, je vois le Tour comme 21 courses d’un jour ».

Et lorsqu’on le compare déjà aux légendes irlandaises, comme son oncle Stephen Roche ou Sean Kelly à qui il ressemble tant physiquement que sur le vélo, le coureur celte réplique avec modestie : « Je ne veux pas penser comme ça. Je suis Dan Martin. Je fais mon truc. J’essaye d’être fier de ce que je fais, c’est ça le plus important. Certains veulent me mettre dans une caste de coureur en me cataloguant coureur de classique, mais je suis à l’aise partout ». Les suiveurs de la Grande Boucle s’en sont rendu compte.