Julia Görges
Julia Görges | AFP - Marcello PATERNOSTRO

Julia Goerges, la relève allemande

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Au même titre que sa compatriote Andrea Petkovic, Julia Goerges incarne la nouvelle génération de joueuses d’outre Rhin. Douze ans après l’ultime triomphe de Steffi Graf Porte d’Auteuil, la révélation terrienne du printemps peut prétendre à sa succession dans un tournoi féminin très ouvert.

Jolie minois posé sur une silhouette de sportive (1,80 m pour 70 kg), la native de Bad Oldesloe n’en finit plus de progresser. Au-delà de la 1000e place mondiale en 2005, 102e en 2008, 78e en 2009 et 40e fin 2010, Julia Goerges. L’année 2011 est vraiment celle de la confirmation. Le 24 avril, Julia Görges gagne le Grand Prix de Stuttgart face à la numéro un mondiale du moment, la Danoise Caroline Wozniacki. Elle fait de même en huitième de finale du tournoi de Madrid, dont elle disputera la demi-finale, qu'elle perdra face à Victoria Azarenka. Une montée en puissance fulgurante qui lui permet d’être tête de série numéro 17 ici à Paris. 

Passer un cap

Elle doit maintenant franchir un cap en Grand Chelem où elle n’a jamais dépassé le 2e tour en 11 participations. Son premier match contre la Française Mathilde Johansson devrait lui laisser l’occasion d’entrer en douceur dans le tournoi. Victorieuse à Bad Gastein en 2010, l’Allemande est une combattante hors pair qui ne renonce jamais. Son revers à deux mains est très sûr et ses attaques de coup droit peuvent faire de gros dégâts dans les défenses adverses. Si elle règle son léger problème de nervosité dans les moments clefs d’un match, elle peut espérer aller loin dans ces Internationaux de France. Elle pourrait d’ailleurs retrouver la finaliste de l’an dernier, l’Australienne Samantha Stosur, en huitièmes de finale, puis Caroline Wozniacki en quarts. Un défi à la mesure de son talent.