Teddy Riner
Le judoka français Teddy Riner | AFP - KENZO TRIBOUILLARD

Teddy Riner entendu par la police pour son salaire de Levallois

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Secoué par l'affaire de la révélation de son salaire au club sportif de Levallois qui a vu le jour en mars dernier, Teddy Riner a été entendu par la police à ce sujet rapporte L'Equipe dans son édition du jour.

Huit mois après la révélation de l'affaire, Teddy Riner a eu l'occasion de s'expliquer. Entendu par la police dans le cadre de l'enquête sur la gestion du Levallois Sporting Club, le champion olympique 2012 de judo a passé une heure dans les locaux de la brigade de la répression de la délinquance économique à Paris, en tant que "suspect libre". Soupçonné de "détournement de fonds publics", Riner, accompagné de son avocat, a reconnu que "cela fait toujours bizarre d'être convoqué par la police. Même si je n'ai pas tout de suite compris de quoi il pouvait s'agir, moi qui suis plutôt carré, je me suis un peu inquiété. Et j'ai anticipé".

Celui, dont le nom était apparu dans la liste énoncée par l'un des proches de Patrick Balkany, maire de Levallois - ce proche voulant dénoncer la gestion de la municipalité et notamment les emplois fictifs - a assuré que son emploi n'avait rien de fictif et qu'il "respecte (son) contrat de travail". Riner a mis en avant sa contribution au "rayonnement international" du club et notamment une victoire en Coupe d'Europe en 2011, "ce que n'avait plus réussi un club français depuis longtemps", en "s'entraînant deux fois par semaine" à Levallois.

Riner avait préféré Levallois

Dans un rapport de mars, la Chambre régionale des comptes (CRC) d'Ile-de-France a pointé "la situation financière" du Levallois Sporting Club (LSC) qui s'est "sensiblement détériorée", relevant "la forte progression des charges de personnel, avec notamment le recrutement d'un judoka professionnel de tout premier plan mondial". En 2010, Teddy Riner a touché 192.682 euros, une rémunération brute qui a "progressé sensiblement les années suivantes" pour atteindre 429.293 euros en 2013, grâce à "des clauses contractuelles favorables", comme "une part variable de sa rémunération en fonction de ses performances sportives", selon la CRC.

Ce rapport avait pointé "la charge significative" que faisait peser le recrutement de Riner, alors que cette arrivée était "censée accroître le rayonnement national et international du club et de la ville" des Hauts-de-Seine. Ce transfert n'avait pas "entraîné de hausse importante des recettes issues des sponsors privés", avait rappelé la CRC. Pourtant Riner a défendu son choix de rejoindre Levallois alors que le Lagardère Paris Racing. "Il y avait un vrai projet sportif, avec un sparring et un entraîneur en qui j'ai totalement confiance", a-t-il assuré.Soulagé d'avoir plus éclairé les éventuelles zones d'ombre, Riner voulait désormais refermer cette parenthèse judiciaire.