Teddy Riner victoire Mondiaux 2011
Le bonheur de Teddy Riner | AFP - Miguel Medina

Riner: "Encore envie d'une belle médaille"

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Pour la cinquième fois, Teddy Riner a été le dernier à lever les bras lors des Championnats du monde. A Bercy, devant les siens. "Quand on rentre et qu'il y a les acclamations, on est comme des fauves. Ils lâchent les fauves et faut y aller ! Il ne faut pas décevoir ce public", souriait-il après sa victoire. Et s'il n'a "pas eu le temps de puiser dans mes ressources", il garde encore des rêves: "Maintenant, on va rêver des Jeux."

- Comment avez-vous vécu ce 5e titre ?
- "J'ai vraiment explosé avec le public, ça m'a fait vraiment plaisir. Mais là où je suis vraiment heureux c'est le travail qui a été fait avec mes entraîneurs. Parfois il y a des matins où on n'a pas envie de toucher le kimono, de faire de la technique. Le fait qu'ils m'aient poussé, qu'ils m'aident, qu'ils soient là au quotidien, à mon écoute, je leur dis merci. Quand on dit merci, on peut avoir l'impression que c'est fini mais non, on va repartir de pied ferme. Il y a encore beaucoup de belles choses à réaliser. J'ai envie encore d'aller chercher une belle médaille, j'en rêve. Maintenant il faut le faire. Il faut travailler pour, comme dirait mon père ! Tout travail paye. Il ne faut pas l'oublier et le garder dans un coin de la tête."

- David Douillet dit que vous devez signer pour trois olympiades. Qu'en pensez-vous ?
- "C'est David qui le dit ! Moi je me prépare pour Londres 2012. Je n'aime pas faire des plans sur la comète. On verra après. Pour l'instant je m'attaque aux Jeux de 2012. Maintenant, on va rêver des Jeux".

- Pourquoi ce 5e titre est-il spécial ?
- "Parce que c'est à Paris, devant toute ma famille, mes amis, mes partenaires, mes coaches, le public de Bercy. C'est énorme. Je ne sais pas si vous vous rendez compte mais quand on entre sur le tapis, on essaie de se remémorer les Romains, quand il y avait les gladiateurs. Quand on rentre et qu'il y a les acclamations, on est comme des fauves. Ils lâchent les fauves et faut y aller ! Il ne faut pas décevoir ce public."

- Qu'est-ce que cela vous fait d'entrer dans la légende ?
- "Je ne réalise pas vraiment. Je pense que c'est à la fin de ma carrière que je réaliserai vraiment. Ce qui est important, ce n'est pas d'amasser les titres mais de prendre plaisir à m'entraîner et à mettre des ippons comme aujourd'hui en "compét". Le top !"

- Ce 5e titre vous a-t-il empêché de dormir ?
- "Ca a été catastrophique du côté sommeil ! Je n'arrivais plus à faire des siestes. C'était long. La nuit, c'était difficile à m'endormir, à part hier. C'était inimaginable ! Maintenant c'est fait. Je suis content."

- Etiez-vous à 100% ?
- "Je ne dirais pas à 100% parce que je n'ai pas eu le temps de puiser dans mes ressources. Tout ce que je sais, c'est que j'étais concentré et que je savais ce que j'avais à faire.

- Vous sentez-vous plus fort que jamais ?
- "On ne peut pas dire plus fort que jamais. Je sais que j'ai évolué, que ce que j'ai travaillé cette année s'est mis en place. Maintenant il ne faut pas que je m'arrête, que je me repose sur mes lauriers. Je suis déjà en train de penser à de nouvelles techniques. Pour l'instant, je vais profiter de cette médaille et après je verrai avec les entraîneurs ce qu'il y a améliorer."

- De quoi avez-vous envie maintenant ?
- "Là tout de suite ? J'ai envie de voir ma famille, de voir dans leurs yeux si je leur ai fait plaisir. Et j'ai envie de rigoler, vraiment !"

AFP