Teddy Riner
Le judoka français Teddy Riner | PASCAL GUYOT / AFP

Riner au moins jusqu'en 2020...

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Teddy Riner vient à peine d'accrocher à son palmarès un 8e titre de champion du monde qu'il a déjà le regard tourné vers son prochain objectif: les JO de Rio. Mais, à 26 ans, le patron du judo mondial voit encore plus loin puisqu'il a prévu d'arrêter en 2020 après le rendez-vous olympique de Tokyo... Sauf affirme-t-il, si Paris est choisi pour 2024 "alors je me forcerai un peu pour y aller".

Cela correspond a minima au challenge qu'il souhaite relever: égaler les trois titres olympiques du Japonais Tadahiro Nomura. Cela oblige donc Riner à gagner à Rio et à aller jusqu'à Tokyo. Au pays où est né le judo, ce serait plus que symbolique. Le reste, ensuite, évidemment ce serait du bonus.    

Se ménager avant Rio

Mais pour cela, le champion français va devoir se ménager. Certes, il a pris de la maturité et a affiné son judo, travaillant plus sur l'intelligence et avec une palette technique élargie, mais il va devoir aussi gérer les mois à venir. D'abord pour laisser son corps tranquille et pour retrouver de l'envie. Car la performance des Mondiaux, a été quelque peu gâchée par l'absence de plaisir, du propre aveu de Riner . La faute à un manque de sensations, conséquence d'une saison fortement perturbée par les blessures, devenues monnaie courante depuis plus de deux ans. La blessure est le risque majeur à un an des Jeux de Rio, d'autant que l'accumulation de petits pépins entache la préparation.

Autre exigence pour Riner en cette année pré-olympique: rester concentré sur ses obligations de sportif de haut niveau. L'homme est une star, et jouit de plusieurs contrats de partenariat. Il est à ce titre très sollicité. Il va falloir qu'il gère parfaitement ces périodes et ses programmes hors-tatamis. Sans oublier l'entraînement. Un manque de constance dans ce domaine, peut en effet se ressentir sur le poids. Sa force est d'être rapide et agile. Or, plus il grossit, moins il est véloce: c'est là qu'il peut se mettre en danger. Un écueil dont Riner se dit conscient. "Je suis travailleur. Je fais la part des choses. Parfois je suis un peu débordé, j'en suis conscient. Mais c'est toujours l'entraînement qui est prioritaire. A partir du moment où je respecterai toujours ça, il n'y a pas de raison que ça s'arrête". Il sait ce qu'il veut et l'année olympique sera sans doute un élément déclencheur pour se mobiliser de la façon la plus aboutie possible. 

Christian Grégoire