Teddy Riner
Teddy Riner. | AFP - ALEXANDER KLEIN

Riner, la galère continue

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Après une pubalgie en avril, c'est désormais l'épaule de Teddy Riner qui grince. Le champion olympique a du écourter son stage international à Castelldefels (Catalogne) en raison d'une douleur ressentie à l'épaule gauche qui l'a obligé à rentrer à Paris et qui freine sa préparation aux championnats du monde qui se dérouleront à Rio de Janeiro à la fin de l'été (26 août-1er septembre).

Quarante-sept jours. Voici le temps qui reste à Teddy Riner pour être prêt pour le rendez-vous de l'année, les championnats du monde à Rio de Janeiro. Quarante-sept jours, c'est peu. Surtout quand on a déjà pris du retard sur sa préparation. La pubalgie contractée en avril ne l'avait pas empêché de remporter un troisième titre européen à Budapest, mais l'a freiné. Les semaines passées au soin l'ont éloigné des tatamis. Et alors qu'il venait de les retrouver à l'occasion d'un stage international en Espagne, son épaule l'a lâché. En pleine action.

Franck Chambily, son entraîneur référent chez les Bleus, raconte dans L'Equipe ce mercredi : "J'étais à côté de lui lorsque ça s'est produit. Teddy a lancé un sumi-gaeshi sur Ryu Shichinohe (le numéro 1 nippon) et a entendu son articulation craquer. Il a immédiatement arrêté le combat. Non pas qu'il avait particulièrement mal, mais pour rester prudent. C'est aussi pour cela qu'il nous a semblé judicieux de le faire revenir en France afin qu'il fasse des examens avant de consulter Jean-Marc Sené (le médecin fédéral, ndlr). Cette interruption est rageante car Teddy se sentait bien et n'éprouvait plus rien quant à sa pubalgie". 

Un seul forfait en 6 ans

La consultation a lieu ce mercredi. Riner devrait ainsi en savoir plus sur la durée de l'arrêt. "Pour l'heure, difficile de s'exprimer", assure Jean-Christophe Miniot. L'ex-médecin des équipes de France envisage toutefois une entorse "acromio-claviculaire de stade 1, 2 ou 3, comme une micro instabilité de l'épaule qui aurait abîmé un cartilage, un muscle ou un ligament". Seule l'IRM pourra donner une réponse précise, selon lui. L'heure est donc aux supputations et aux interrogations.

Participera? Participera pas aux Mondiaux? Un forfait est toujours possible si la période s'avérait trop courte pour arriver dans une forme suffisante. Si la marge qu'il possède sur ses adversaires européens lui permet de l'emporter avec une pubalgie, elle se réduit davantage à l'échelle internationale. Devant l'incertitude qui règne, la kinésithérapeute Armelle O'Brien s'est voulu rassurante. Elle écarte l'acromio-claviculaire et mise sur la forte capacité de récupération d'un patient qu'elle connaît parfaitement. Et qui n'a connu qu'un seul forfait en six années au plus haut niveau (biceps, Euro 2009).