Clarisse Agbegnenou porte une partie des espoirs français
Clarisse Agbegnenou porte une partie des espoirs français | PHILIPPE MILLEREAU / DPPI Media / DPPI

Championnats d’Europe de Judo : Privée de Riner, la France compte sur ses filles

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Teddy Riner est le grand absent des championnats d’Europe de judo qui débutent ce jeudi à Tel-Aviv. Mais la France nourrit tout de même de sérieux espoirs de médailles du côté des femmes. Clarisse Agbegnenou, vice championne olympique en titre et Audrey Tcheuméo, quadruple championne d'Europe, seront les porte-flambeaux de la délégation tricolore.

Agbegnenou et Tcheuméo en chefs de file

Pour maintenir l’excellence à la française, Clarisse Agbegnenou (-63 kg) et Audrey Tcheuméo (-78 kg) vendront chère leur peau. A 25 ans,  la première est vice-championne olympique et championne du monde en titre et est “en forme” selon ses dires.

La seconde, 28 ans depuis la semaine dernière, est quadruple championne d’Europe et vice-championne olympique.

Médaillées, à Varsovie l’année dernière, Marie-Eve Gahié (-70 kg) et Hélène Receveaux (- 57 kg) seront aussi du déplacement en Israël. Romane Dicko (+78 kg), 18 ans, les accompagnera.

La vie sans Riner

Chez les hommes, le médaillé de bronze à Rio Cyrille Maret (-100 kg), sera présent. Walide Khyar (-60 kg), champion d’Europe à Kazan en 2016, sera là aussi. Avant de décoller pour Israël, Maret a tenu à préciser : “Il me manque un titre, j’espère bien le décrocher cette fois”.

Le reste du groupe vient à Tel-Aviv pour acquérir de l’expérience. “Nous avons une équipe jeune chez les garçons, en pleine reconstruction”, indiquait vendredi dernier Stéphane Traineau, directeur des équipes de France.

Sacré champion du monde pour la dixième fois en novembre dernier, Teddy Riner fait l’impasse sur les championnats d’Europe, comme sur les championnats du monde qui auront lieu fin août.

Franck Chambily, l'entraîneur du colosse français a indiqué que Riner optait pour “une année off, une année de liberté”. Riner a les J.O. de Tokyo en 2020 dans le viseur et surtout Paris en 2024 : “Mon corps est usé, j’ai sept ans à tenir” avait-il déclaré fin novembre au Monde.

Audrey Tcheuméo après sa victoire l'an dernier à Varsovie
Audrey Tcheuméo après sa victoire l'an dernier à Varsovie © Wojtek Radwanski / AFP

Israël, terre d’accueil pour la première fois

Or Sasson. Un nom prédestiné pour la victoire. Médaillé de bronze à Rio il y a deux ans, le géant de 120 kg combattra à domicile. Sasson est israélien et pour la première fois, son pays accueille un championnat d’Europe de judo.

En Israël, le judo est le troisième sport le plus populaire derrière le football et le basket. Sur les 9 médailles olympiques glanées par le pays, 5 l’ont été dans cette discipline. Un succès qui explique l’organisation des championnats d’Europe à Tel-Aviv selon Moshe Ponti, le président de la fédération : “Suite aux victoires que nous avons remporté, nous avons demandé à accueillir un grand événement”.

La sélection française :

Femmes :

  • -48 kg : Mélanie Clément
  • -52 kg : Amandine Buchard
  • -57 kg : Sarah-Léonie Cysique, Hélène Receveaux
  • -63 kg : Clarisse Agbegnenou
  • -70 kg : Marie-Eve Gahié
  • -78 kg : Madeleine Malonga, Audrey Tcheuméo

Hommes :

  • -60 kg : Walide Khyar
  • -66 kg : Daniel Jean, Kilian Le Blouch
  • -73 kg : Luca Otmane
  • -81 kg : Alpha Oumar Djalo, Jonathan Allardon
  • -90 kg : Axel Clerget
  • -100 kg : Cyrille Maret

Léo de Garrigues @El2ga