Jean-Marc Marino
Jean-Marc Marino lors de l'échappée fleuve de la 8e étape du Tour de France | AFP - Joël Saget

Jean-Marc Marino ne "veut pas avoir de regrets"

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Jean-Marc Marino (Sojasun) nous l’avait annoncé vendredi soir à l’arrivée à Albi. "Si l’on se pose trop de questions. On ne fait jamais rien". Et sur ce coup là, le régional de l’étape, il est né à Castres, n’a pas trop réfléchi en direction d’Ax-3-domaines. C’est lui qui a lancé rapidement les hostilités sur les routes du Tarn dès le 4e kilomètre avant d'être repris par le peloton. Focus sur un équipier modèle.

A 29 ans, Jean-Marc Marino est un coureur de tempérament. Passé professionnel en 2006 dans la formation Crédit-Agricole, il rejoint les rangs de Besson-Chaussures en 2009 avant de continuer l’aventure avec Stéphane Heulot, au sein de Saur-Sojasun et maintenant de Sojasun.

Mais ce capitaine de route "très écouté" dans l’équipe selon ses coéquipiers, et qui est passé à quelques kilomètres du domicile de ses parents (à Cuq Toulza près de Revel) lors de cette huitième étape, a bien décidé de faire parler de lui pour sa deuxième participation au Tour de France (131e du classement général en 2012).

Marino : "Pyrénées ou pas, il faut faire au mieux"

"Il ne faut pas réfléchir, il faut y aller jour après jour. Si on n’essaie pas d’aller dans les coups, on se retrouve sur les Champs avec beaucoup de regrets", explique le coureur qui vit à présent à Barcelone. "Pyrénées ou pas, il faut faire au mieux. On pourra se reposer lundi lors de l’étape de repos. Et devant son public cela donne encore plus de forces", souligne-t-il.

Mais malheureusement pour Marino et ses compagnons d’échappée, l’aventure s’est arrêtée à une quarantaine de kilomètres de l’arrivée. "Il faut essayer. Il aurait fallu avoir plus de temps sur le peloton avant d’attaquer le Col de Pailhères pour pouvoir aller au bout. Il ne faut pas baisser les bras. Nous allons encore tenter avec l’équipe Sojasun dans les prochains jours".
 

Gilles Gaillard