Jean-Marc Marino
Jean-Marc Marino lors de l'échappée fleuve de la 8e étape du Tour de France | AFP - Joël Saget

Jean-Marc Marino : "Je me suis fait exploser la gueule"

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Dans son langage imagé qui fleure bon le cyclisme de toujours, le coureur de l’équipe Sojasun est revenu sur sa vaine tentative d’échappée dans le final de cette 16e étape. Il dit n’avoir aucun regret vu que son niveau intrinsèque est inférieur à celui du lauréat du jour.

« On est tombés sur Rui Costa qui était au dessus du lot dans le col », a-t-il dit tout de go. « C’était peut-être trop dur pour nous, je ne sais pas. En tous cas trop dur pour moi le final pour que j’arrive à faire quelque chose. J’ai fait ce que j’ai pu et je n’ai pas de regrets à avoir », a-t-il poursuivi avant de revenir sur la genèse de sa tentative avortée de fuite, juste avant le col.

"On s'était mis d'accord avec Blel Kadri"

« Avec Blel (Kadri), on s’est mis d’accord sur la tentative d’échappée », a-t-il expliqué. « On a vu que si on attendait le col, on allait se faire exploser par les mecs. Donc on s’est dit qu’il fallait essayer de sortir avant la bascule, essayer de prendre le maximum d’avance sur les autres. Le problème, c’est que les mecs derrière avaient des équipiers autour d’eux. Mais bon, il fallait tenter sa chance, on n’avait que ça à faire », a confié Jean-Marc Marino avant de conclure, fidèle à son phrasé direct qui fait le bonheur des reporters. « Après, je me suis accroché. J’ai failli re-rentrer (sic) à 1,5 km sur le groupe à Gilbert. Mais j’ai finalement re-pété (sic) et je me suis fait exploser la gueule. Je n’avais pas le niveau pour gagner. C’est comme ça, il faut assumer ».