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Laurent Jalabert | Isabelle Trancoën

Jalabert: "Il ne reste pas beaucoup de force à certains"

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Laurent Jalabert, notre consultant, revient sur la onzième étape entre Sisteron et Bourg-les-Valence.

"C’était certainement l’unique étape de transition réservée aux sprinteurs entre les Alpes et les Pyrénées, une opportunité qu’ils n’ont pas gâchée. Ils ont ainsi contrôlé l’étape derrière les échappées. Cavendish, vainqueur de ce sprint, a démontré malgré les Alpes dans les jambes, qu’il était le plus rapide sur ce Tour. Il fait oublier toutes les critiques qu’on lui a accablées depuis le début de saison et surtout avant ce Tour. Il a été amené par Mark Renshaw qui a fait le ménage à coup de tête autour de lui et qui sera mis hors course.

Le maillot jaune d’Andy Schleck n’a pas tremblé. Il a passé une journée tranquille comme les autres leaders au cœur du peloton. Le grimpeur du jour, une fois de plus c’est Jérôme Pineau. Il avait une opportunité d’accroître son avance sur Anthony Charteau. Il avait un point à prendre mais il l’a fait. Il ramasse les miettes mais cela pourra être important à la fin du Tour.

Les Français ont encore une fois bien animés l’étape avec notamment Stéphane Augé, premier attaquant du jour, et Anthony Geslin. C’était une aventure vouée à l’échec… Le peloton n’a jamais trop laissé de champ aux échappées. Tout le monde commence à être fatigué et les équipes de sprinters ne voulaient certainement pas les laissés partir à 8 minutes et être obligés de rouler pendant soixante kilomètres. On sent qu’il ne reste pas beaucoup de force dans les jambes de certains.

Vendredi, cela va être une belle étape. C’est une arrivée piégeuse et dangereuse avec une arrivée spectaculaire au bout…Avec notamment trois kilomètres de montée des plus raides sur ce Tour...".

Gilles Gaillard