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Laurent Jalabert | Isabelle Trancoën

Jalabert : "Cavendish doit retrouver l’humilité"

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Laurent Jalabert, notre consultant, revient sur la quatrième étape entre Cambrai et Reims.

"Cette quatrième étape, la plus courte du Tour, a été marquée par le retour en force des sprinters, qui n’ont pas voulu gâcher une opportunité. Petacchi a confirmé qu’il était le plus rapide. 100% de réussite, deux sprints et deux victoires… L’indication notoire de la journée c’est le flop de Cavendish qui visiblement commence à être bien meilleur au micro que sur le terrain. Il disait, l’an dernier, qu’il n’avait pas de rivaux et qu’il était le meilleur sprinter du monde et qu’il ne craignait personne, il peut à présent se raviser. Il faut qu’il retrouve un peu d’humilité…

Cavendish a annoncé il n’y a pas longtemps que peu importait la manière dont il sprintait, l’important pour lui était de gagner. La même question a été posée à Hushovd et il annonçait qu’il voulait faire un sprint propre. On a affaire à deux états d’esprits différents. Cavendish gagnait proprement l’an dernier, sans la moindre discussion. Cette année il joue les coudes parce qu’il est moins fort et que la victoire lui manque. Il essaie de se rassurer en faisant de la place autour de lui. On l’a encore vu face à Hushovd à 500 mètres de la ligne. Au moment où le sprint se lance, il est un ton en-dessous. Il a réalisé des sprints houleux depuis le début de saison. Il fait débat autour de lui. Il ne s’est pas fait que des amis. Maintenant il doit retrouver sa pointe de vitesse.

Enfin, à noter, que l’étape a été animée par une échappée de cinq coureurs parmi lesquels deux Français : Champion (AG2R) et Vogondy (B-Box). Il n’y avait pas grand-chose à espérer de cette échappée. Ils ont bien géré leur effort. Ils auraient pu aller jusqu’au bout si le final avait été un peu plus sinueux. Franchement, sur une distance aussi courte au 4e jour du Tour c’était pratiquement mission impossible. La petite chance qui était jouable, ils l’ont jouée à fond. Ils ne leurs a pas manqué grand-chose".

Gilles Gaillard