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Laurent Jalabert | Isabelle Trancoën

Jalabert: "Andy est mal parti pour gagner le Tour"

Publié le , modifié le

Laurent Jalabert, notre consultant, revient sur la 16e étape entre Bagnères de Luchon et Pau.

"C'était une belle étape avec le passage de cols mythiques. Après la mauvaise polémique de la veille, on pensait qu'Andy Schleck allait passer à l'offensive et faire tout péter...Il y avait matière à attaquer. Et, j'ai surtout remarqué une fois de plus que Schleck s'est retrouvé rapidement sans équipier autour de lui, alors que Contador était bien entouré. Et il a parfaitement bien géré les premiers kilomètres de l'étape, qui étaient les plus compliqués. Armstrong, lui, a montré dès les premiers kilomètres qu' il voulait gagner cette étape. Il a attaqué plusieurs fois. Il a finalement fait une place. Il a essayé de faire reluire son lustre d' antan.

La satisfaction c'est que les Français ont le vent dans le dos. A croire que les victoires appellent les victoires. Et ce qui leur manquait principalement c'est la confiance. Aujourd'hui, c'est la démonstration que quand on est Français on peut peser sur le Tour. On a vu des coureurs importants se faire lâcher comme Basso ou Evans, tandis que Fédrigo et Casar étaient à l'attaque devant. Cela veut dire qu'ils ont des cannes.

Pour le général, Contador a marqué des points. Je vois mal où Andy Schleck va pouvoir lui reprendre du temps. Il lui reste que le Tourmalet. Il va falloir que Schleck mette le paquet. Dans le passé, j'avais le souvenir que cela devait tout cassé dans le Ventoux et finalement, tout le monde est fatigué et résultat il ne se passe rien. Au final, on a un Tour animé mais sans un coureur qui domine. Pour moi, Andy est mal parti pour gagner le Tour de France.

Pour la lutte pour le maillot à pois, Moreau devient dangereux pour Charteau. Mais je pense que le coureur de B.Box peut encore se l'octroyer. Car à présent, il a un vrai adversaire identifié. Il pourra mieux le maîtriser. Du côté du maillot vert, Hushovd va certainement avoir le dernier mot, même si ce dernier n'a pas pesé sur la course avec autorité comme il l'a fait par le passé".

Gilles Gaillard