Véronique-Pecqueux-Rolland
Véronique-Pecqueux-Rolland | PHILIPPE HUGUEN / AFP

Trois finales, une seule gagnée...

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L'équipe de France féminine de handball disputera dimanche (20H15) à Sao Paulo face à la Norvège la quatrième finale de son histoire: retour sur les trois précédentes, cadres de quelques-unes des plus fortes émotions du sport français. Un sacre en 2003 pour deux échecs douloureux, en 1999 et en 2009. Et des noms qui restent gravés dans les mémoires.

1999 (en Norvège): Le début de l'histoire
L'équipe a été confiée un an plus tôt à Olivier Krumbholz, pour la sortir du marasme dans lequel elle traîne depuis plusieurs années. L'ascension est fulgurante. Après avoir éliminé le tenant du titre, le Danemark, en quart de finale après prolongation, Valérie Nicolas, Véronique Pecqueux-Rolland, Isabelle Wendling et leurs coéquipières font découvrir à la France le handball féminin lors d'une finale mémorable face à la Norvège. Le 12 décembre, à Lillehammer, devant 11.000 personnes, les Françaises poussent les Scandinaves à disputer deux prolongations avant de céder 25-24. Les millions de téléspectateurs français sont conquis. Les joueuses se sont fait un nom et le handball féminin une place dans le sport français.

2003 (en Croatie): la consécration
Cette fois-ci très attendue, l'équipe de France, avec la même ossature, parvient à se glisser en finale. Une nouvelle fois le scénario est haletant. Il reste sept minutes à jouer dans le temps réglementaire. La cause est entendue: la Hongrie mène de sept buts. Les attaquantes tricolores ont été éteintes par Katalin Palinger, la gardienne hongroise. Mais elles jettent leurs dernières forces dans une défense haute organisée autour de Pecqueux-Rolland. Myriam Korfanty oublie son début de Mondial raté et la France remonte. Une faute grossière d'Anita Görbicz donne le penalty de l'égalisation à Leila Lejeune, qui ne tremble pas. La France s'impose 28-26 en prolongation.

2009 (en Chine): une nouvelle histoire
La génération enchantée a passé le relais après les jeux Olympiques de Pékin en 2008. Les Françaises, rajeunies, ne figurent pas parmi les prétendantes au titre. Elles débutent d'ailleurs de manière catastrophique en perdant leur deux premiers matches. Mais elles se ressaisissent, enchaînent sept victoires et gagnent le droit d'affronter la grande Russie en finale. Il n'y aura pas de match. Les Bleues ont usé toute leur énergie pour arriver jusque-là. Trop fortes, les Russes s'imposent 25 à 22.

AFP