Le capitaine de l'équipe de France de hand Jérôme Fernandez
Jérôme Fernandez (Toulouse), blessé contre Dunkerque | AFP - Franck Fife

Toulouse, victoire amère

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Toulouse disputera sa première finale de la Coupe de la Ligue dimanche face à Nantes, avec une grosse dose d'amertume en raison des blessures de deux joueurs clés, dont le capitaine de l'équipe de France Jérôme Fernandez.

L'inépuisable arrière gauche, 38 ans, meilleur buteur de l'histoire des  Bleus (1447 buts) a livré une excellente prestation (10 buts) lors de la  victoire surprise, samedi, de son équipe en demi-finale contre Dunkerque  (31-26) avant de se blesser à un genou lors d'un choc avec son capitaine,  l'ailier droit Pierrick Chelle, blessé aussi. Toutes compétitions confondues, Toulouse n'avait plus joué de finale depuis  16 ans et la défaite en Coupe de France. "Fernand", qui quittera le club haut-garonnais en fin de saison, espérait  lui apporter un deuxième titre, après le succès en Coupe de France 1998 sous la  direction de Claude Onesta. Mais, victime d'une entorse au genou droit, il ne  jouera pas la finale. Son partenaire, qui souffre d'une rupture du ligament  croisé antérieur du genou gauche, non plus.

Cette finale aurait dû donner de la couleur à la saison terne du Fenix,  toujours à la lutte pour le maintien en D1. Au lieu de cela, elle a apporté un  peu plus de grisaille. "(Ce match), on va la jouer. On ne va pas abandonner si près du but", mais  "avec deux joueurs en moins, cela va être encore plus difficile", affirmait  l'arrière-ailier droit des Bleus Valentin Porte, auteur de 4 buts contre  Dunkerque. Pour son partenaire en club et en équipe de France, Cyril Dumoulin, cette  victoire risque de "coûter très cher pour la suite de la saison". "Pierrick et  Jérôme sont peut-être nos deux meilleurs joueurs. Ce serait très préjudiciable  de ne plus les avoir en vue du maintien (en Championnat)", s'inquiétait le  gardien, décisif en première mi-temps contre le champion de France en titre. Le sélectionneur des Bleus Claude Onesta, présent en tribune pour assister  au succès de son club de coeur où il a joué puis entraîné remportant la coupe  nationale en 1998 avant une défaite en finale de cette même compétition l'année  suivante, avait aussi la joie teintée d'amertume.

Nantes en favori

"Cette finale est chèrement payée. Le match s'annonce déséquilibré et fait  de Nantes le favori. Toulouse devra faire preuve de beaucoup de courage",  soulignait le patron des Bleus. Nantes, qui a battu dans l'autre demi-finale Cesson-Rennes (26-23),  handicapé par la blessure en cours de partie de son portier Mickaël Robin  (genou lui aussi), a maintenant une occasion en or d'ouvrir son palmarès. "Les gens ne se rendent pas compte à quel point c'est difficile de  remporter un titre", relativisait toutefois le coach de Nantes Thierry Anti,  qui gardait sans doute en mémoire la défaite en finale de cette même Coupe de  la Ligue en 2013 contre Dunkerque.

AFP