Procès hand
Le procès des paris suspects lors du match Cesson-Montpellier en 2012 s'est ouvert lundi | PASCAL GUYOT / AFP

Paris suspects : Les avocats demandent la relaxe

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Les avocats des prévenus ont critiqué mardi devant le tribunal de Montpellier l'instruction de l'affaire des paris suspects liés au match supposé truqué en mai 2012 entre Cesson et Montpellier, parlant de "dés pipés", de "gens jetés en pâture" et ont réclamé la relaxe de leurs clients. Lundi dans son réquisitoire, M. Desjardins a dénoncé une "tricherie en équipe" et réclamé des peines d'amendes comprises entre 7.500 et 80.000 euros, ainsi que des peines de prison avec sursis allant de trois à six mois contre les 16 prévenus, dont huit joueurs parmi lesquels la star Nikola Karabatic, poursuivis pour escroquerie ou complicité. Selon les avocats, la prévention d'escroquerie "ne se justifie pas" car elle "n'est pas caractérisée".

"La Française des Jeux (FDJ) ne peut pas à la fois payer les gains et  estimer qu'elle a été trompée", a ainsi plaidé Me Arnaud Maisonneuve, défenseur  de Samuel Honrubia, rappelant que le FDJ avait bloqué les paris à midi. L'escroquerie est "invraisemblable", a ajouté Me Landon pour Dragan Gagic. Au total, le 12 mai 2012, avant midi, 102.300 euros ont été misés sur le  fait que Cesson mènerait à la pause (15-12), ce qui a rapporté quelque 300.000  euros de gains, au détriment de la Française des jeux (FDJ).

Selon le procureur, les joueurs n'ont pas truqué toute la première période  mais se sont contentés de "gérer leur retard" au score. "Le contrôle d'un match n'est pas démontrable", a rétorqué Me Antoine  Maisonneuve. "Jamais je n'ai vu un dossier de cette nature traité de cette  façon", a renchéri Frédéric Landon, soulignant que "la thèse vendue" par le  procureur est "totalement ébranlée par l'expertise même".

Pour Me Jean-Pierre Emie, défenseur du buraliste, Nicolas Pillet, l'un des  deux leaders de l'affaire, "les dés étaient pipés". Et de dénoncer notamment  des "gens jetés en pâture" par Brice Robin, procureur de Montpellier à  l'époque, qui avait tenu une conférence de presse. Pour la première fois, Nikola Karabatic, son frère Luka mais aussi leurs  compagnes Géraldine Priez et Jennifer Priez n'ont pas assisté aux débats.  Dragan Gajic et Primoz Prost n'étaient pas présents non plus.

AFP