Mondial de handball : Amandine Leynaud, capitaine sérénité

Publié le , modifié le

Auteur·e : Théo Dorangeon
Leynaud
Amandine Leynaud, lors de l'Euro 2018 en France. | MAXPPP

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Depuis le début du Mondial au Japon, Amandine Leynaud enchaîne les performances de très haut niveau. La gardienne française, capitaine pour la compétition, se montre essentielle dans le jeu, mais aussi au sein du groupe par sa personnalité posée et appréciée.

"Doudou". Pour parler d'Amandine Leynaud, Laura Glauser n'emploie jamais son prénom. La gardienne internationale, absente du Mondial pour une blessure, l'appelle toujours par son surnom : "J'aime beaucoup Doudou". Pour autant, Amandine Leynaud ne parvient pas à se rappeler d'où vient ce surnom : "Il existe depuis que je suis jeune. Tout le monde m'appelle comme ça, j'ai même du mal à répondre à Amandine. Même mes profs m'appelaient Doudou." Collé à la peau. 

Il est vrai que ce terme définit plutôt bien la personnalité d'Amandine Leynaud. "Elle est très posée. Doudou, c'est la sérénité. Sans doute le mot qui la qualifie le mieux. Il n'y pas de panique avec elle. Elle se dévoue pour les gens", confie Glauser, coéquipière de Leynaud à Metz entre 2010 et 2012 mais aussi en équipe de France. "C'est dans mon caractère, les filles me le disent souvent", confesse l'intéressée. 

Source de quiétude

"C'est une maman, une grande sœur, convient Laura Glauser. Elle m'a toujours aidée à aller au delà des mes capacités, m'a aidée dans ma vie perso, m'a toujours portée". "Je veux montrer l'exemple", garantit Amandine Leynaud. Et elle remplit cette mission depuis des années en équipe de France. La gardienne de Györ en Hongrie possède toute la sagesse et l'expérience nécessaire à un groupe. Et pour le Mondial au Japon, son rôle a encore pris de l'ampleur, récupérant le capitanat de Siraba Dembélé, absente pour maternité. "Ça ne change pas grand chose" assure la joueuse de 33 ans. "Je suis présente depuis longtemps en équipe de France donc j'avais déjà ce rôle, à donner des conseils, d'alerter les jeunes sur les pièges. Je reste moi même pour apporter le plus au collectif."

"Elle va essayer de mettre les gens à l'aise. Elle apporte des petits trucs pour nous aider à évoluer, à nous décontracter. Elle donne beaucoup de sa personne", explique Laura Glauser. Olivier Krumbholz, sélectionneur tricolore, ajoute : "Elle est super investie, on voit qu’elle prend son rôle de capitaine à cœur et qu’elle veut porter son équipe vers la victoire. Elle sent que l’équipe a particulièrement besoin d’elle". Sa coéquipière Béatrice Edwige note tout de même quelques différences : "Cette fille est incroyable, qui plus est dans son nouveau rôle de capitaine. Normalement elle est dans son coin, elle travaille et fait sa vie. Là, elle partage plus de chose avec nous, sans que cela n’altère ses performances."

Impériale depuis le début du Mondial

Car si l'équipe de France, avec un début de compétition manqué, est toujours en vie, elle le doit en grande partie à sa gardienne. Amandine Leynaud affiche des statistiques très élevées. Mais au-delà des chiffres, sa présence se ressent dans les moments cruciaux. A l'image de son interception à l'entrée du money time face à l'Allemagne mercredi. "C'était une action déterminante. J'avais repéré ça à la vidéo, j'en avais parlé aux filles, 'si vous m’entendez crier, c'est que je veux intercepter le ballon'."

Performante et décisive, Amandine Leynaud n'étonne pas sa coéquipière Allison Pineau : "Ça ne me surprend pas, c'est Amandine. Les gardiennes se bonifient avec le temps. Elle va toujours répondre présente, on le sait". "C’est l’une ou la meilleure gardienne du monde, lâche même Olivier Krumbholz. Alors, joue-t-elle à son meilleur niveau ? "Je ne sais pas, mais je sens surtout que je prends beaucoup de plaisir à jouer surtout avec cette équipe. Il y a une ambiance géniale, avec des filles géniales", se réjouit-elle. Ce vendredi, Amandine Leynaud sera encore une pièce maîtresse du système français face au Danemark (12h30). Nul doute que son expérience va peser sur cette finale de groupe pour les Bleues. 

"Contre le Danemark, ça va être une grosse guerre", prévient Pineau

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