Mondial de hand : La France, tenante du titre, éliminée après sa défaite contre le Danemark

Publié le , modifié le

Auteur·e : Adrien Paquier
Allison Pineau
Allison Pineau et les Bleues éliminées du Mondial japonais dès le tour préliminaire | CHARLY TRIBALLEAU / AFP

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K.O. ! L'équipe de France féminine est éliminée du championnat du monde de handball dès le tour préliminaire en s'inclinant face au Danemark (20-18). Les Bleues qui devaient s'imposer ou au moins faire match nul pour se qualifier au tour principal n'ont pas échappé à la défaite. Les Danoises portées par leur gardienne, infranchissable, Sandra Toft, rejoignent le prochain tour avec la Corée du Sud et l'Allemagne. La France jouera la coupe du Président, pour finir au mieux 13e du Mondial.

Irrespirable, 60 minutes sous tension ! Dans un mano à mano avec au bout un ticket pour poursuivre le Mondial, la France s’est cassée les dents face au mur Danois (20-18). Tenante titres, l’équipe de France est déjà éliminée du championnat du monde en terminant 4e du groupe B derrière la Corée du Sud, l'Allemagne et donc le Danemark. Les Bleues devront désormais défendre leur honneur en disputant la coupe du Président pour terminer au mieux 13e de la compétition.

Toft dégoûte les Bleues 

Une gardienne redoutable, un manque de chance considérable mais aussi un jeu offensif qui a cafouillé, les planètes du handball n’étaient décidément pas alignées ce vendredi pour les Bleues comme depuis le début de ce Mondial. "On s’est accrochées jusqu’au bout, ça ne voulait pas. Il y a des jours comme ça, quand ça ne veut pas ça ne veut pas.", regrettait Allison Pineau au micro de BeIN Sports. Moins en vue mais toujours là dans le money time, Amandine Leynaud a permis aux Bleues de garder espoir, mais en face, son homologue Sandra Toft s’est transformée en machine à arrêt. Avec 10 ballons repoussés en première période (pour finir à plus de 47% de réussite sur l'ensemble du match) elle a continué son festival lors des trente dernières minutes dégoûtant les tireuses françaises que ce soit sur les ailes, de près ou à 9 mètres ! Rien ne pouvait faire flancher la gardienne brestoise à l'image de cet arrêt décisif dans les derniers instants, à 17-16, face à Manon Houette.

Menées toute la rencontre, les Bleues n’ont jamais pu prendre les devants dans ce match décisif. Avec un avantage de trois buts, les Danoises ont géré plusieurs fois le retour des Françaises ne laissant aucune opportunité aux filles d’Olivier Krumbholz de prendre ne cesse qu’un petit but d’avance. Et si Toft ne repoussait pas le ballon, ses montants ont annihilé les occasions tricolores à sa place. "Toft a fait un match exceptionnel, a constaté, le ton grave, Amandine Leynaud. On a manqué des tirs, manqué d’assurance. Il y avait un faux rythme, je suis vraiment déçu d’avoir perdu ce match là, je ne sais pas quoi dire."

Après les signaux positifs de la victoire face à l'Allemagne, les Bleues ont fait marche arrière. Comme lors des premières rencontres, elles ont cafouillé leur handball, perdant encore trop de ballons (10). "On a forcé les choses" a réagi Olivier Krumbholz à la fin du match. Sur les tirs, la France a encore une fois gâché beaucoup trop d'occasions terminant la partie à moins de 50% de réussite dans tous les secteurs dont un cruel 28% de loin.  "On a trouvé peu de solutions au départ, on a eu de la rotation avec les jeunes qui elles ont trouvés des solutions. C'est une promesse pour l'avenir.

La jeune garde a pris les commandes

En effet, Krumbholz a fait confiance à sa classe biberon jouant majoritairement avec une base arrière composée de Meline Nocandy (21 ans), Océane Sercien-Ugolin (22 ans) et Orlane Kanor (22 ans). Les deux premières, pour leur première grande compétition internationale, ont eu beaucoup de responsabilités sur les tirs devenant le principal danger français.  

Si les Bleues sont éliminées, elles sont néanmoins déjà qualifiées pour les Jeux Olympiques à Tokyo, en espérant que le Japon leur réussira mieux cette fois. "L’équipe de France est capable de se remobiliser, on doit se remettre en cause, le coach aussi.",précise le sélectionneur déjà tourné vers les Jeux. "On doit se servir de cette échec. On a eu très peu de temps pour se préparer pour le Mondial, on est arrivés tôt au Japon. On aura plus de temps pour Tokyo.

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