Ligue féminine de handball : Paris 92 fustige les conditions ubuesques de son premier match de la saison

Publié le , modifié le

Auteur·e : Denis Menetrier
Les joueuses de Paris 92 se sont inclinées dans un climat délétère
Les joueuses de Paris 92 se sont inclinées dans un climat délétère | Paris 92

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Pour la première journée de la saison du championnat de handball féminin, les joueuses du club de Paris 92 se déplaçaient sur le terrain de Bourg-de-Péage. Faute d’avoir obtenu des résultats PCR à temps, le club de la capitale a souhaité un temps déclarer forfait, avant d’accepter de jouer la rencontre. Aujourd’hui, le club parisien déplore dans un communiqué les conditions dans lesquelles s’est déroulé le match, alors que la Fédération française de handball et la Ligue féminine de handball "n'entendent pas commenter" ces déclarations.

5e de la dernière saison de Ligue Butagaz Énergie (LBE), le club de Paris 92 pouvait espérer un meilleur début de saison que la défaite subie sur la pelouse de Bourg-de-Péage mercredi (21-22) pour la première journée de championnat. Ce court revers, les joueuses du club de la capitale l’ont subi dans un environnement délétère, à en croire le communiqué publié ce vendredi par Paris 92 et signé de son président Jean-Marie Sifre.

"De très fortes pressions" subies par le club

"Pour notre première rencontre à Bourg-de-Péage, le mercredi 9 septembre, nous avons dû faire face à une situation extrêmement complexe", est-il écrit dans le communiqué publié par le Paris 92. Alors que le club a réalisé des tests PCR auprès de son staff et de ses joueuses durant tout l’été, avec des résultats obtenus sous 24 à 48 heures, "le laboratoire n’a pas respecté ces délais (pour la rencontre, ndlr), repoussant les résultats sur mercredi matin", précise le club. La défaillance d’une des machines du laboratoire expliquerait ce retard.

À une heure du coup d’envoi de la rencontre, prévu à 20h, Paris 92 n’était en mesure d’aligner que six joueuses sur le terrain, qui avaient toutes reçus des résultats négatifs au test effectué en début de semaine. Alors en incapacité numérique de participer à cette première journée de championnat, mais présent sur place, le club de la capitale assure dans son communiqué avoir subi "de très fortes pressions" pour disputer la rencontre en alignant seulement cinq ou six joueuses sur le terrain. "Face à cette pression, à 19h30, nous avons décidé et communiqué au délégué de la rencontre que nous ne jouerons pas", est-il écrit dans le communiqué.

Une réclamation déposée par Paris 92 ?

Finalement, avec l'arrivée de nouveaux résultats négatifs, le club dirigé par Jean-Marie Sifre alignera onze joueuses sur la feuille de match, qui peut comporter jusqu’à quatorze noms. Toutes avaient reçu un résultat négatif à leur test, à quelques dizaines de minutes du début de la rencontre. Mais alors que le club de la capitale est désormais prêt à jouer, il déplore la décision du délégué de la rencontre : "Il fixe le démarrage de la rencontre à 20h30 laissant aux joueuses moins de quinze minutes pour s’échauffer !"

Les premières minutes de la rencontre ont donc été douloureuses pour les joueuses de Paris 92, qui subissent un 7-1 d’entrée de jeu, avant de perdre le match d’un petit point. Une défaite d’autant plus difficile à encaisser que le club de la capitale souhaitait enregistrer deux nouvelles joueuses qui avaient reçu un test négatif juste avant le début de la rencontre. Une requête "rejetée par le délégué", comme l’indique le communiqué, qui précise que celle-ci "est pourtant autorisée dans les textes fédéraux". Avant son prochain match mercredi prochain contre Saint-Amand-les-Eaux, à l'occasion de la deuxième journée de LBE, Paris 92 pourrait déposer une réclamation à ce sujet. Contactées, "la Fédération française de handball et la Ligue féminine de handball n'entendent pas commenter les déclarations faites par voie de presse par le président de Paris 92".