Ligue des champions : battre Barcelone "va demander une performance exceptionnelle" du PSG, estime Luka Karabatic

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Auteur·e : AFP
Les joueurs du PSG handball Luka Karabatic et Benoit Kounkoud
Les joueurs du PSG handball Luka Karabatic et Benoit Kounkoud | JAVIER BORREGO / SPAINDPPI / DPPI VIA AFP

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Opposé à Barcelone en demi-finale de Ligue des champions de handball 2019-2020, dont le Final Four avait été reporté, le joueur du PSG Luka Karabatic est conscient du statut d'outsider des Parisiens.

"Cela va demander une performance exceptionnelle" pour battre Barcelone, estime Luka Karabatic, capitaine et pivot du PSG, qui se voit, dans un entretien avec l'AFP, comme "outsider" de la demi-finale de la Ligue des champions de handball, lundi à Cologne (Allemagne).

Comment abordez-vous ce "Final Four" de l'édition 2019-2020, alors qu'une nouvelle saison de Starligue et de Ligue des champions a débuté ?

Luka Karabatic : "C'est assez compliqué parce qu'il y a beaucoup de paramètres et de choses qui rentrent en compte. La période des fêtes, où normalement on n'est pas habitué à jouer, cette pandémie, cette peur d'être testé positif et de ne pas pouvoir jouer et être avec ses coéquipiers. Et ce "Final Four" qui malgré tout reste un événement exceptionnel et un grand objectif pour le club et pour chaque joueur. Tout ça fait qu'on n'a pas vraiment le choix, il faut s'adapter, faire en sorte d'être compétitif, le plus possible. Je pense que malgré tout on arrive en étant prêts et avec de l'envie."

Quel est l'état de forme du PSG actuellement ?

LK : "Il y a eu plusieurs phases dans cette première partie de saison. On a commencé avec plusieurs défaites en Ligue des champions, qui n'étaient pas non plus catastrophiques, mais on voyait clairement qu'il nous manquait des choses. On avait conscience que ça pourrait être un peu compliqué parce que l'équipe a pas mal bougé à l'intersaison, de nouveaux joueurs sont arrivés. On n'a pas paniqué, on savait dès le début qu'on aurait pas mal de travail à faire. Derrière, on a eu la blessure de Niko (Karabatic, victime d'une rupture du ligament croisé antérieur du genou droit, ndlr) qui nous a fait du mal parce que c'était notre maître à jouer, depuis de nombreuses années. Je pense qu'on a réussi à se réorienter. On a fait de bonnes performances depuis, on est montés en puissance ces dernières semaines, on avait un calendrier compliqué, on a réussi à aller chercher deux grosses victoires à l'extérieur (contre Nantes et Montpellier en Championnat de France, ndlr), donc c'est une bonne chose."

Quelles seront les clés de la demi-finale contre Barcelone, équipe qui vous a battu à deux reprises l'an dernier lors des phases de groupe ?

LK : "On a tous conscience qu'on affronte une équipe qui joue très très bien, et qui est la meilleure équipe de ce début de saison. On a forcément une petite position d'outsider. Cela va demander une performance exceptionnelle de notre part si on veut pouvoir les battre. Le challenge va être de les faire douter un peu, ça ne leur est pas beaucoup arrivé depuis le début de la saison. Ils n'ont pas connu la défaite, je ne pense pas qu'ils ont été menés à un moment dans un match. C'est une machine très bien huilée avec beaucoup de confiance. Il va falloir faire en sorte qu'ils arrivent face à une équipe très combative, qui ne va pas leur laisser installer leur jeu et qui va réussir à instiller du doute. On n'arrivera pas à les arrêter. On va surtout essayer de les limiter, limiter leurs individualités. Ce sont les meilleurs joueurs du monde à chaque poste."

AFP