Valentin Porte (France)
Valentin Porte (France) contre la Norvège | JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP

Les Bleus terminent bien

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L'équipe de France de handball a terminé victorieusement la Golden League en s'imposant face à la Norvège (29-28) mardi au Mans. Une façon de se projeter déjà vers l'Euro, qui débutera le 12 janvier au Danemark, même s'ils ne se sont pas totalement rassurés. La victoire finale dand le tournoi est revenue au Danamerk, vice-champion du monde, qui a pourtant été tenu en échec (23-23) par la surprenante équipe du Qatar.

Victorieux difficilement du Qatar (29-23), puis défaits sur le fil par le Danemark (28-29) après avoir montré un beau visage, les Français avaient  l'occasion de finir sur une bonne note face à la Norvège, battue lors de ses deux premiers matches.
Mais ils ne se sont pas rassurés, manquant encore de régularité et se montrant inquiétants en défense, en particulier lors de la première période. Il   a en effet fallu patienter vingt-cinq minutes pour les voir véritablement rentrer dans le match.

Les Français en mode alternatif

La base arrière, notamment l'association entre Nikola Karabatic et son frère Luka, laissait des brèches dans lesquelles Harald Reinkind s'engouffrait  pour porter l'écart à + 4 dès la 7e minute (2-6). Battue lors de ses deux précédentes confrontations avec la France, la  dernière fois (29-32), début novembre, chez elle, lors de la première étape de la Golden League, la sélection norvégienne avait envie de se racheter. A la 17e  minute, Reinkind récidivait pour porter la marque à 5-10.L'écart montait juqu'à +7 par Steffen Lokkebo (6-13).

Claude Onesta associait alors Mathieu Grebille à Luka Karabatic pour resserrer les rangs à  l'arrière. Plus solide, la France entamait une remontée. Elle profitait des exclusions temporaires de Reinkind puis de Kristian Kjelling pour se refaire et limitait la casse (13-14) à la pause par Guillaume Joli, impeccable aux jets de 7 mètres.

L'essentiel est assuré

En deuxième mi-temps, la France montrait un meilleur visage et prenait pour  la première fois l'avantage par l'intermédiaire de Samuel Honrubia (15-16). Poussée par la foule de la salle Antarès, quasiment remplie, l'équipe de Claude Onesta retrouvait de sa superbe. Igor Anic, le pivot de Cesson-Rennes donnait un peu d'air à son équipe à près de 5 minutes de la fin (28-25). Mais les Norvégiens ne s'avouaient pas vaincus et André Lindboe remettait  les siens à -1 à la 57e (28-27). Sous la menace jusqu'au bout, les Français  parvenaient malgré tout à préserver l'essentiel. 

Cette victoire est en effet ce que l'on peut retenir de cette dernière sortie, sans occulter pour autant les inquiétudes qu'il faudra corriger pour l'Euro. Fin de la préparation jeudi à huis clos face à une sélection française avant de s'envoler pour Aarhs où les choses sérieuses vont commencer.

Déclarations

Nikola Karabatic (demi-centre de l'équipe  de France): "On s'est battu jusqu'au bout sans jamais baisser les bras. Un match comme celui-là peut vite faire perdre confiance et miner le moral. On savait que cela allait venir. On a continué en jouant notre jeu. Cela nous a permis de revenir dans le match puis de gagner. C'est très positif. Est-ce que l'on est au niveau de l'Euro ? On ne peut pas le dire sur des matches de préparation. Le bilan est de deux victoires, une défaite. On a travaillé ce que l'on voulait. On va travailler encore pour nous ajuster. Les problèmes rencontrés lors des trois matches viennent un peu de notre manque de réalisme au tir. On manque un peu d'efficacité. C'est peut-être dû à la fatigue ou à un petit manque de confiance. C'est surtout cela qu'il faut régler. Sur le reste, on est bien en place, dans le jeu rapide et la défense notamment."

Valentin Porte (arrière droit de l'équipe de France): "On s'est  complètement trompé offensivement. On a voulu jouer trop vite et  individuellement. Et on s'est exposé à beaucoup de contres en se retrouvant tout  de suite loin derrière. Nos adversaires étaient morts de faim après leur deux défaites contre le Danemark et le Qatar. On savait qu'ils seraient présents ce  soir et on s'est fait peur. On manque encore de précision mais au moins il y  avait l'envie, le courage, la détermination. Après avoir été menés de sept  buts, on a réussi à revenir. On est en train de trouver des automatismes et une  combativité qu'il faudra garder pour chaque match à l'Euro. Il faudra être  déterminé comme on a pu l'être face au Danemark et pendant soixante minutes. Si on se loupe sur un match, la compétition peut être complètement ratée."

Christian Grégoire