Les Bleus se relancent face à la Russie

Les Bleus se relancent face à la Russie

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Battue lundi par l’Espagne, la France s’est relancée en battant la Russie 28 à 24 lors de la deuxième journée des championnats d’Europe. Avec une défense retrouvée devant un Thierry Omeyer de gala, les Bleus ont retrouvé de la consistance et de la hargne dans leur jeu. Léthargiques lundi, les Français ont haussé leur degré d'implication face à la Russie. A confirmer vendredi face à la Hongrie.

Quand l’orgueil d’un champion est blessé, la réaction est souvent impitoyable pour l’adversaire. Les Russes n'ont rien pu faire face aux Français. Les triples champions en titre - d’Europe, du monde et olympique -  ont mis les points sur les « i ». Vexés par leur prestation face à l’Espagne (26-29), les Français ont infligé un 5-0 autoritaire à des Russes dépassés. Le tout sans leur guide Nikola Karabatic, très moyen lundi, laissé sur le banc par Claude Onesta. Un choix payant car son remplaçant  dans le sept de départ, Daniel Narcisse a été aérien et efficace.

Avec de l'agressivité en défense, de la précision en attaque (13 sur 14 aux tirs à la 25e), de l'activité dans le jeu, tous les ingrédients de la réussite tricolore ont été  là. Sans oublier Thierry Omeyer étincelant dans ses cages. Les Bleus ont creusé irrémédiablement un écart : 12-5 puis 16-8. Si à la mi-temps il s'est  réduit à cinq unités, la prestation délivrée a rassuré sur le niveau de jeu tricolore. Pas encore  sur la forme de Karabatic. Lorsque le demi-centre de Montpellier est entré en jeu à la 14e minute, il a encore perdu pas  mal de ballons, raté des tirs (1 but) et eu du mal à trouver ses partenaires,  confirmant qu'il n'était pas dans le rythme.

Pas encore parfait

Malgré quelques réactions de Russes hargneux qui ont recollé partiellement au score (18-15), les Bleus ont géré le fil de la rencontre grâce à leur défense et surtout leurs attaques rapides. L’écart a varié de +3 à +6 (22-16, 41e) Les attaquants tricolores se sont  répartis le scoring et les rôles, preuve de la variété du jeu offensif. Et que dire des parades d’Omeyer sur les contre-attaques russes (41e, 42e et 47e): impressionnantes. Entre des Russes dégoutés par l’efficacité d’Omeyer (17 arrêts) et de Français déconcentrés en attaque et moins actifs en défense, le match s'est engagé dans un faux rythme.

Du coup, les Russes sont revenus dans la course (25-21, 52e). Le temps mort de Claude Onesta a réveillé les joueurs pour infliger un 3-1 qui a scellé la victoire. Narcisse a terminé meilleur buteur pour les tenants du titre avec six réalisations devant Arnaud Bingo (4), Xavier Barachet (4) et Guillaume Joli  (4 penalties) dans un match où les Bleus ont pu tourner. Tout n’a pas été parfait mais l’intensité et le contenu étaient au rendez-vous. Preuve que les Tricolores ont encore de la marge. De bon augure pour le dernier match vendredi face à la Hongrie.

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Mathieu Baratas