La demi-centre Allison Pineau
Allison Pineau | YASUYOSHI CHIBA / AFP

Les Bleues doivent gagner et attendre un miracle

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A l'approche de Noël, les handballeuses françaises veulent croire au miracle. Pour que celui-ci se réalise, elles devront s'imposer aujourd'hui à Belgrade dans le dernier match du Tour principal de l'Euro face à la Serbie, pays-hôte de la compétition, et compter en même temps sur une défaite du Danemark face à la Norvège, déjà qualifiée pour les demi-finales. Autour dire que rien n'est fait mais chez les Bleues on veut y croire.

Donnée pour morte après la raclée infligée par la Norvège lundi (30-19), carrément éliminée à 7 minutes de la fin du match finalement remporté contre la République tchèque (24-22) mardi, la France a paradoxalement encore des chances raisonnables d'atteindre le dernier carré. Les vice-championnes du monde devront pour cela vaincre les Serbes - qui n'ont jamais fait mieux que 13e dans un Euro mais qui sont métamorphosées par l'évènement à domicile - et escompter que le Danemark bute sur une solide équipe norvégienne..

Ce scénario n'est pas si irréaliste que cela. La France, qui n'aime rien tant que déjouer les prédictions, a les moyens d'écrire une nouvelle page d'histoire, mais son avenir dans la compétition ne dépend pas d'elle seule. Première condition pour accrocher la qualification: retrouver les vertus cardinales de son jeu, évaporées lors des deux dernières rencontres.  "Il n'y a pas que du mauvais, mais il y a des trous noirs catastrophiques", constate Olivier Krumbholz à l'évocation de ces matches. "Surtout, il faut qu'on retrouve de l'autorité en défense, qu'on soit capable de les faire déjouer."   Le sélectionneur reste prudent. "Le mal est gérable, mais il est profond. Ca dépendra beaucoup du contexte. Si on part fort au niveau de nos sensations, ça va le faire. Mais si à la première problématique on repart au fond du trou, on ne le fera pas".

Une grosse ambiance

Sonnant résolument le creux quand la Serbie ne joue pas, la Kombank Arena devrait être bien garnie. Les Serbes, dont cinq joueuses évoluent en France, espèrent tirer profit de l'atmosphère pour imiter leurs homologues masculins, finalistes de l'Euro-2012 dans le même lieu."On va avoir un match bouillant. Peut-être trop par rapport à ce qu'on a l'habitude de vivre. Mais c'est une bonne expérience, il faut savoir gérer ça", relativise Krumbholz. Les joueuses sont prévenues. Même si leur rang leur permet de pouvoir logiquement croire en leurs chances de victoire, elles devront dépasser le contexte et l'ambiance pour s'en sortir, d'autant que les Serbes sont aussi en course pour la qualification.

Même si elles s'imposent, les Bleues ne seront pas pour autant en demi-finales. Elles devront encore attendre le verdict du match entre le Danemark et la Norvège dans la soirée, pour savoir si elles passent. Les Norvégiennes n'ont certes pas pour habitude de lâcher des matches, et il n'est pas question de penser qu'elles pourraient faire une fleur à leurs voisines danoises, mais elles n'auront rien à jouer, étant déjà assurées de la 1re place, et elles seront peut-être inconsciemment démotivées.

Quoi. qu'il en soit, les Françaises doivent avant tout se concentrer sur leur propre rendez-vous contre la Serbie, et s'imposer avec la manière. Pour cela, elles devront présenter un visage radicalement différent de celui qu'elles ont montré jusqu'ici, et particulièrement elles devront retrouver de l'allant offensif et de la constance. Ensuite, elles croiseront les doigts.

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