Thierry Anti à la tête de Nantes
Thierry Anti, l'entraîneur du Sporting du Portugal | DPA

L'entraîneur du Sporting du Portugal de hand Thierry Anti avance son retour en France

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L’ancien entraîneur du « H » de Nantes et futur coach d’Aix-en-Provence (à partir de 2021), actuellement à la tête du Sporting du Portugal tente de revenir au pays le plus vite possible, en raison de l’épidémie.

"J’espère quand même pouvoir rentrer en France. Mais si j’y arrive, pas sûr que je puisse revenir au Portugal après..."  Lundi soir, quelques minutes avant l’allocution télévisée d’Emmanuel Macron, Thierry Anti était tenaillé par le doute. Comme beaucoup d’acteurs du monde sportif, l’entraîneur du Sporting de Lisbonne a vu son quotidien impacté par le Covid-19.  "On n’a plus d’entraînement, le championnat portugais a été arrêté dans un premier temps jusqu’à la fin du mois de mars, maintenant jusqu’au 22 avril. Mais ça reste flou... Et j’ai l’impression que les dirigeants du hand ici font un peu exprès d’entretenir cette situation parce qu’ils ont peur que les étrangers se barrent chez eux et qu’ils ne reviennent plus après... De toute façon je pense que le championnat ne reprendra pas. Et si c’est pour reprendre avec des matches à huis-clos, à quoi bon ?"

"Les gens sont très disciplinés, beaucoup plus qu’en France"

À Lisbonne, Thierry Anti a vu les rues se vider. "Il n’y a pas de confinement obligatoire mais les gens sont très disciplinés, beaucoup plus qu’en France j’ai l’impression. Les magasins, les bars, les restaurants restent ouverts mais les Portugais respectent les gestes-barrières, les distances de sécurité... Il n’y a pas de regroupement, les gens ne t’approchent pas en fait. Comme s’ils avaient anticipé... " Plus que l’épidémie en elle-même, c’est le système de santé portugais qui inquiète l’ancien entraîneur du « H » de Nantes en cette période, surtout s’il venait à se retrouver bloqué et infecté . "Ici quand tu es malade, tu ne vas pas chez le médecin, il n’y a pas de cabinets médicaux, tu es obligé d’aller directement à l’hôpital. Et là ce sont des heures d’attente, t’imagines le bazar... 

Ce qui freine l’épidémie ici, c’est que le Portugal est vraiment le bout de l’Europe. À l’exception de Lisbonne et de Porto, la population est quand même très clairsemée donc la transmission se fait sans doute moins rapidement qu’ailleurs...Mais comme la maladie est arrivée plus tard, le pic n’est sans doute pas pour tout de suite..." Thierry Anti s’active donc pour avancer son retour sur la région nantaise prévu au départ  pour vendredi soir, même si tous les avions sont pleins ces deux prochains jours. "Quitte à être confiné, je préfère quand même l’être en France! Au pire, je piquerai une bagnole pour rentrer ! (rires)" Les paroles du Président de la République assurant les expatriés d’un retour au pays ont dû le réconforter. 

Par Manu Roux

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