Olivier Krumbholz
L'entraîneur des Bleues Olivier Krumbholz | YASUYOSHI CHIBA / AFP

Krumbholz : "On n'a pas un handball facile"

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Olivier Krumbholz, l'entraîneur de l'équipe de France dames de handball, a expliqué que ses joueuses croyaient "encore fortement" à leurs chances d'accéder aux demi-finales de l'Euro-2012 en Serbie, malgré la défaite la veille face au Danemark (27-28).

Q: Cette défaite va-t-elle être facile à encaisser ?
R: "Ce n'est pas facile de perdre ce type de match, avec tout le temps les mêmes maux: beaucoup d'efforts, mais qui ne sont pas récompensés parce qu'il y a trop de difficultés dans certains secteurs. C'est un peu minant, parce que ce ne sont pas des secteurs qui sont faciles à améliorer à court terme. Le résultat fait mal. Mais dans les Championnats d'Europe, ça arrive souvent. Même si on nous met parmi les favoris, on n'a pas un handball facile et on n'est pas à l'abri de ce genre de défaite, surtout face à une bonne équipe. Donc le parcours sera difficile. C'est une habitude. On n'a jamais vécu des compétitions dans la facilité."

Q: Ce revers arrive très tôt dans la compétition. N'est-ce pas encore plus handicapant ?
R: "Non, il vaut mieux que ça arrive à ce moment-là. Ca va nous permettre de nous remettre dans une dynamique de travail. Parce qu'on voit bien qu'on a plein de choses à améliorer. Il y a des problèmes de fond qui sont difficiles à gérer à court terme, mais il y a aussi des grosses bêtises. Il y a des secteurs du jeu où on n'a pas fait ce qu'il fallait. Il y a des joueuses qui sont totalement en faute par rapport au projet de jeu. Il y a matière à corriger en un jour pas mal de choses. On a été trop mauvais dans certains secteurs pour que ce soit vrai. On ne va pas continuer avec autant de difficultés au tir, dans les buts."

Q: Le groupe a-t-il les capacités mentales de réagir ?
R: "Le groupe va bien. C'est normal d'être très déçu quand on a perdu. Mais il faut se projeter vers le match suivant, qui doit nous permettre d'espérer encore. Avec cette défaite on s'est mis en difficulté, mais on est encore vivant. Avec une défaite contre la Suède, on serait quasiment mort. Et quand on est dans cette situation là, la deuxième semaine est épouvantable. Notamment pour les coaches, parce que motiver des athlètes qui ont 1% de chance de se qualifier pour les demi-finales... Ca on n'a pas envie de le vivre et surtout on y croit encore fortement pour les demi-finales. Ce collectif sait qu'il peut faire quelque chose dans cette compétition. Le groupe va repartir de lui-même. S'il faut le remotiver, alors là c'est grave."

AFP